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Que m´importent en fin de compte des
illuminations dispersées, instables, mal garanties, qui ne sont rien sans un acte de foi
préalable, qui ne sont même plaisantes que par le crédit qu´on y ajoute ?
L´irrationnel, soit ; mais j´y veux d´abord la cohérence (
) ; combiner en un
système ce que jusqu´à présent une raison incomplète élimina avec système (*)
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Roger Caillois fait partie de ces quelques esprits du
vingtième siècle qui ont fait preuve d´une extrême indépendance sur le plan
intellectuel et artistique. D´abord membre du groupe surréaliste, il s´en éloigne,
critiquant le caractère uniquement littéraire du mouvement. Pour lui l´écriture
automatique n´est qu´un jeu si elle n´est pas suivie d´une analyse et d´une critique
approfondies des images fascinantes qu´elle génère et du fonctionnement de l´esprit
qu´elle révèle. Après son expérience surréaliste, Caillois part pour l´Amérique
latine. Il passera plusieurs années en Argentine, et découvrira un tout autre espace
géographique. C´est sans doute grâce à ce séjour qu´il a commencé à s´intéresser
aux minéraux et à s´interroger sur la sympathie qui paraît régner entre les formes
complexes du monde minéral et les figures de l´imaginaire humain. Revenu en Europe
après la guerre, il n´aura de cesse d´analyser cette profonde sympathie dans ses
écrits les plus importants comme Le fleuve Alphée ou L´écriture des pierres.
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*Approches de
l´imaginaire, Paris, Gallimard, 1974. |
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Biographie
Bibliographie
Emission
Un siècle d´écrivains
Réponse
de Roger Caillois au discours de Claude Lévi-Strauss à l´Académie française
L´épreuve
de l´aridité: Camus et Caillois, par Frédéric Collin
Approche
de la pensée lyrique de Roger Caillois
par Laurent Margantin
(sur le site de Pierre Campion)
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