Saarlooswolfhond - Chien-loup de Saarloos

Historique

L.Saarloos avec 2 chiots, 1949,  un chiot est blancCette race, encore relativement récente, tire son nom du fondateur de la lignée, Monsieur Leendert Saarloos (16.11.1884 -13.01.1969). Cet Hollandais voulait créer une race ne présentant pas de symptôme de dégénération, possédant une résistance naturelle aux différentes maladies et ayant gardé l’acuité des sens propres aux loup. Le chien, lui, devait y contribuer en apportant tous les avantages que des milliers d’années de domestication lui avaient légués, c’est-à-dire, son lien étroit avec l’humain, l’absence de « distance de fuite » en cas de danger vrai ou supposé, l’envie d’apprendre jusqu’à un âge avancé, etc.

Son deuxième objectif était de créer un chien attentif, intelligent et utilisable lequel, grâce à son excellent nez, pourrait être entraîné comme chien-pisteur et qui, grâce à sa prudence innée et à sa très grande capacité de réaction pourrait être utilisé comme chien-policier ou comme chien de sauvetage ou chien d’aveugle. Il s’agissait donc, en priorité, de créer un chien à la santé très solide et encore « non dégénéré ». (Pour la petite histoire, Saarloos aimaitFleur et Gerard bien faire des expériences de ce type. Il possédait une grande quantité d’animaux et croisait différentes espèces entre elles).

Comme le loup possédait beaucoup des qualités qu’il recherchait, il choisit Gerard et Fleurcomme parents fondateurs de la race : Fleur (une louve européenne qu’il a acheté au zoo Blijdorp de Rotterdam) et Gérard van Fransenum (un berger allemand d’origine prussienne) dont les parents était Axel von Stubersheim et Wotan’s Irmhild lesquels avaient servi au cours de la première guerre mondiale et montré du courage et une bonne capacité au dressage. Gérard lui même avait échappé à la mort étant chiot car il fut gravement blessé après sa naissance. Cependant, grâce à une bonne alimentation et beaucoup de soins il est devenu un beau mâle.

La louve provenait de la branche sibérienne du loup européen, c’est pourquoi de nombreux chiens-loups de Saarloos portent encore aujourd’hui des noms russes en hommage à leur ancêtre. (La première louve est cependant morte de la maladie de Carré avant d’avoir mis bas – C’était donc une erreur de penser que les loups, voire les chiens-loups avaient une meilleure santé voire possédaient une « résistance naturelle »).L.Saarloos avec Fleur et Gerard

 

Sa première portée a eu lieu au printemps 1936. Malheureusement tous les chiots sont morts de leptospirose au cours du premier mois qui fut probablement amené par un visiteur. Cependant, Saarloos ne s’est pas laissé abattre et l’année suivante il a vu naître la deuxième portée, deux femelles grises (Pittha et Fleurie) et un mâle (Barré). Malheureusement ces chiens ont également été contaminés, le mâle en est mort mais les deux femelles survécurent. Etant donnée que pour continuer l’élevage il avait besoin d’un demi-loup, Saarloos a, à nouveau, croisé Fleur et Gerard au printemps 1938. De cette portée sont nés 6 femelles et un mâle.

Seul le mâle, qui s’appelait aussi Barré fut gardé, les femelles furent « ségrégées »  (ce que veut sûrement dire qu’elles ont été tuées). La deuxième génération (F2) fut le résultat d’un rétro-croisement des femelles avec leur père, ce que donne 75% chien et 25 % loup : Il a croisé Fleurie (F1) avec son père, afin d’éliminer la timidité ; des sept chiots qui en sont nés, il a en réservé deux pour continuer l’élevage : Largo (F2) et Kaja. Et voilà  le premier Saarloos « marron », à savoir, Kaja. Les spéculations selon lesquelles il y a eu croisement externe avec un Husky en raison de la couleur roux/marron sont donc totalement absurdes. En tout cas, Kaja n’a plus été utilisé pour l’élevage et il en a été même de la descendance de Barré.

Barré  1/2 loup

L. Saarloos a également croisé à nouveau des Bergers Allemands : Largo (F2) a été croisé en 1940 avec sa demi-sœur Dela (DSH). De leur portée de 13 chiots, il en garda 7 qui se sont développés merveilleusement, entre autres Tarzan (F3). Encore l’hiver de la même année le demi-loup Barré (F1) fut croisé avec la demi-louve Fleurie (F1). De ce croisement sont nés 8 chiots desquels Saarloos en a retenus deux pour observation. Il remarqua que la femelle avait de bonnes aptitudes au dressage tandis que le mâle avait hérité de la timidité de sa grande-mère. Pour cette raison il n’était plus approprié pour l’élevage et a fini par trouver refuge au zoo de Rhenen. Au printemps 1941 Pittha (F1) fut croisée avec son demi-frère Max (DSH). Ces chiots (entre autres Pittha II, Ilse –F2) se sont développés magnifiquement. Ils ont hérité du caractère du grand-père Gérard, il n’était pas question de timidité ; ils ont donc été destinés à  devenir chiens-policiers. Au printemps de la même année Fleurie (F1) fut croisée avec son demi-frère Max (DSH). Convaincu des bonnesTarzan v.d. Kilstroom caractéristiques de ses chiens-loups de cette dernière génération, il a commencé à donner un nombre limité de ses chiens tout en gardant le contrôle sur eux. Il n’a donné que des mâles, tous castrés, pour que personne ne puisse les utiliser pour l’élevage. Il a cependant donné deux femelles, mais il a fait constater par huissier, qu’elles ne seraient pas utilisées pour la reproduction. La beauté de ses chiens (carrure, largeur, magnifique pelage, allure élastique, hauteur au garrot de 75 cm !) qui faisant une forte impression et qui possédaient aussi un caractère merveilleux, a fait que L. Saarloos s’est vu submergé de demandes de chiots…

Il a baptisé sa nouvelle race « Chien-loup Européen » et son élevage « van de Kilstroom ». Ce n’est que plus tard, avec la reconnaissance officielle en 1975 par le Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais  (Raad van Beheer op Kynologisch Gebied in Nederland) et en 1981 par la FCI Standard N° 311.1 FCI-Groupe 1 que la race a été renommée SAARLOOS WOLFHOND en hommage à son créateur qui malheureusement n’était plus de ce monde (il mourut, à 84 ans, le 13 janvier 1969) ;

En 1942 Saarloos a fait une demande d’admission dans le « Livre des Origines Néerlandais » NHSB (Nederlandse Honden Stamboek) auprès du Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais. Cependant, sa demande a été refusée ; les animaux auraient été encore trop inhomogènes pour qu’on puisse les distinguer clairement des autres races. De plus, dans la tête de Saarloos, le Chien-loup Européen devait être marron ! Ainsi, il aurait déclaré -lors de la soutenance de sa demande au Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais le 15 mai 1943 - avoir croisé une demi-louve avec un mâle marron et que 5 des 7 chiots étaient marron. Par ailleurs, il fallait au moins que les chiens-loups présentent des aptitudes au dressage, or celles-ci n’ont pu être constatées. Cependant, on pense aussi que le Lobby du Berger Allemand a influencé la décision de refus, de même que plus tard pour le Chien-loup Tchécoslovaque. Il semblaient bien craindre la concurrence pour le Berger Allemand.

Dans ces efforts pour dresser les chien il a quand même réussi quelque chose, certains chiens semblaient être aptes à servir comme chiens d’aveugle. La prudence et réserve innées envers tous les inconnus semblait permettre un dressage et a donné à L. Saarloos la possibilité d’effectuer des sélections.

Almadin v.d. KilstroomDésormais, hormis le sien, d’autres élevages ont vu le jour à différents endroits des Pays-Bas. Une école pour chiens d’aveugle fut créée à Dodrecht. C’est L. Saarloos qui a entrepris le dressage.

Etant donné que les chiots naissaient aussi ailleurs, ils se sont mieux socialisés car dans l’élevage de Saarloos les chiots ne rencontraient pas grand monde et c’était sûrement la raison pour laquelle ils étaient plutôt timides.

Le généticien L. Hagendoorn est venue en aide à Saarloos lorsque ce dernier a reconnu qu’il ne pourrait pas continuer tout seul avec son élevage. (Etant donné que, au gré des croisements, souvent des frères avec des sœurs ainsi que des demi-sœurs avec leurs pères ou avec leurs enfants étaient croisés et que, en plus, plus tard, parfois il était confronté à des goulets d’étranglement en terme de « matériel de d’élevage » à cause par exemple des maladies le pourcentage de consanguinité de la race est aujourd’hui encore très élevé ; en plus, même aujourd’hui, des croisements entre animaux de même lignée ou apparentés sont effectués.)

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Soi dit en passant, d’autres races ont aussi des problèmes de consanguinité, par exemple ce que « Yro van de Kilstroom » est au Saarloos, « Rep z PS » l’est au Chiens-loup Tchécoslovaque...

Plus tard, d’autres loups ont été croisés avec des Saarloos, la dernière louve fut croisée en 1963 (il paraît que c’était la sixième mais cela n’a jamais été éclairci car L. Saarloos appelait toutes ses louves « Fleur ».) Le Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos pense qu’il y a eu davantage de loups croisés avec des Saarloos. Officiellement, la louve 1963 était la deuxième, mais selon les registres il y avait une autre dans les années ’50, et encore une autre croisée avec « Barnum v. d. Kilstroom  ». (Selon les dires d’une personne qui connaissait bien la situation, la louve de 1963 était la même que celle des années ’50. Elle aurait été couverte à 12 ans - en 1963 - de façon à amener du sang nouveau dans la race. Mais s’il s’agissait effectivement de la même louve, cela n’aura aucune incidence sur le coefficient de consanguinité et n’a surtout pas amené de sang « nouveau ».) Une des femelles issues de ce croisement est « Alma v.Baron v.d. Kilstroom d. Kilstroom », mère de « Baron v. d. Kilstroom » qui, à son tour, est le père de « Fakar v. d. Kilstroom » (voir Pedigree Garou Loup). Le Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos a retrouvé la trace de 4 loups, toutes des femelles, car L. Saarloos pensait que les animaux sauvages devait toujours être des femelles... (Toutefois, il est aussi possible, que celles-ci n’est pas continué à être croisées ou donné naissance à des nouvelles lignées au sein de l’élevage car on ne les retrouve plus dans les arbres généalogiques de la race. D’un autre côté, il faut préciser que L. Saarloos ne tenait pas toujours ses livres d’élevage de façon précise...)

Etant donné qu’un voisin de L. Saarloos possédait un Loup du Canada noir (Black Timber Wolf), on pense que, en dépit de ce qu’on peut dire par ailleurs, ce loup a bien apporté sa contribution à l’élevage. En effet, les Chiens-loups de Saarloos actuels ont un ressemblance avec le Loup du Canada bien plus marqué qu’avec le Loup Européen d’où les deux Fleurs provenaient. Aussi, le bon comportement social les rapproche plutôt du Timber Wolf. Malgré tout, tout croisement avec un Timber Wolf continue d’être nié...

L.Saarloos avec un Chien-loupAu cours des dernières années de la Deuxième Guerre Mondiale la race a été presque perdue. Ce n’est que grâce à un abattoir local que la famine de l’hiver 1944/45 a pu être évité.  De plus, des officiers allemands ont presque provoqué l’extinction de la race. Au début ils voulaient utiliser les chiens à des fins de guerre mais lorsque des soldats ont commencé à tirer, malgré les avertissement de L. Saarloos sur les éventuelles conséquences, les animaux ont suivi leur instinct de fuite sitôt les portes de l’élevage ouvertes. « De la camelote !» ce seraient exclamés les officiers allemands. Cela a peut-être sauvé la race. Il a fallut à peu près une semaine pour rattraper tous les animaux.

L. Saarloos devait constamment se battre contre l’instinct de fuite de ses animaux qui ne cessait de revenir.

En 1950 un virus a fait rage dans son élevage tuant de nombreux chiots et la plupart des ces chiens-loups adultes. On a fortement conseillé à Saarloos de vacciner, mais il a refusé d’accepter qu’il s’agissait d’un virus. (Autant pour la « résistance naturelle » aux maladies !)

L. Saarloos a mené une sélection très stricte et n’a jamais vendu ses chiots. Il donnait ses animaux à des personnes de son choix qui s’engageaient à ne pas les vendre. Seul lui poursuivi l’élevage et ne se laissait pas abattre par les divers échecs. Ce n’était pas l’apparence qui l’intéressait chez ses chiens, mais leur caractère. Il a fait de ceci un principe de base de son élevage.

Chien-loup  1949Les amis des chiens-loups, par contre, n’étaient pas du même avis, lesquels entre-temps étaient devenus autonomes : pour eux, le premier objectif de l’élevage était la belle allure des demi-loups et des quarts-loups. ( Il faut cependant dire que les animaux des débuts étaient, pour les « goûts » actuels, plutôt petits et grossiers, pas aussi magnifiques qu’on veut bien nous le raconter, le crâne était large, le masque blanc d’aujourd’hui n’y était pas, voir photo ci-contre.) Chez les chiens l’apport du loup se reconnaissait à peine. Cependant, Saarloos est resté fidèle à son objectif de sélection selon le caractère. La conséquence a été une résistance  cachée. Des croisements ont été effectués à son insu. D’autres races auraient été croisées avec les chiens-loups car tout d’un coup des caractéristiques de phénotype sont apparues qui n’appartenaient ni au loup ni au berger allemand.  Les éleveurs autres que L. Saarloos ont travaillé à accentuer ces caractéristiques extérieures. Cette tendance n’a pas échappée à L. Saarloos. 

L. Saarloos avec Yro v.d. KilstroomIl a donc, en 1963, croisé à nouveau un de ses chiens-loups (Yro v.d. Kilstroom, voir photo à gauche) avec une louve (Fleur II) (voir ci-dessus). En faisant cela, il voulait également lutter contre la consanguinité qui commençait à se fait sentir (les animaux devenaient plus petit et frêles) et en même temps identifier davantage la race avec son élevage.  Mais il l’a surtout fait parce ses amis le lui demandait avec de plus en plus d’insistance.  Pour eux, l’allure lupine était plus importante. Cependant, le nouveau croisement à causé un forte recul en termes des propriétés du caractère en rapport avec « l ’utilité » de ses chiens loups. L’instinct de fuite s’est à nouveau renforcé. Ceci a résulté dans l’abandon de l’utilisation du Chien-loup Européen comme chien d’aveugle. Ainsi, au début des années ’70, le dressage comme chien d’aveugle a été arrêté (il y avait aussi l’augmentation toujours plus importante de la circulation). De plus, les aveugles avait perdu la confiance en ces chiens en raison de graves accidents qui s’étaient produits. Ce de cette façon que le Chien-loup de Saarloos est devenu aujourd’hui un chien de compagnie « inutilisable » ; le standard de la race stipule par ailleurs que : Utilisation : aucune utilité pour le travail ! Le standard a été révisé à nouveau en 1993. Depuis cette date, le Saarloos s’appelle officiellement Saarlooswolfhond (écrit en un seul mot est SANS u).

En 1963, Saarloos déposa pour la deuxième fois une demande de reconnaissance de la race. Mais comme L. Saarloos continua à insister que tous ces chiens restaient sa propriété, sa demande fut une nouvelle fois rejetée. Après cet événement, il sembla n’avoir qu’un intérêt limité en sa race. Il n’utilisa que peu d’animaux, surtout parmi les mâles, pour les croisements, ce que eut pour conséquence de réduire dangereusement la base d’élevage. Il s’est posé des questions Marijke und L. Saarloos sur la suite de son élevage. Peut-être devait-il disparaître avec lui.... Il est mort en 1969.

Alors sa fille Marijke pris la suite de l’élevage avec sa mère. Mais comme elle n’avait que 17 ans, elle a vite été dépassée par la situation ; de plus, sa mère était aveugle. Les années que suivirent, les difficultés se sont accumulées. Le terrain fut vendu à un artisan voisin. Afin de sauver le Chien-loup Européen et son élevage, les animaux ont été placés chez des amis dans des élevages de fortune. Il ne semblait ne plus être qu’une question de temps.... Alors, en 1975, un groupe d’amoureux de cette race, préoccupés pas la tournure des événements, ont demandé de l’aide au Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais. Ils ont pris un certain nombre de chiens-loups et sont partis à AmsterdamZaska v.d. Kilstroom pour qu’ils soient consignés dans le registre du Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais. Il s’ensuivirent des années avant l’inscription au registre.

Pour le standard, Zaska van de Kilstroom servi de modèle.

Saarloos (en haut le sommet)  

Origine de tous les Chiens-loups de Saarloos d’aujourd’hui

En 1982, la scission des éleveurs néerlandais qui a donné lieu d’une part à la création du Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos (NVSW) et, d’une part, à un groupe restreint d’éleveurs indépendants, a réduit encore davantage la base génétique disponible car depuis lors il n’y a plus eu de croisements entre les deux « lignées » qui ont été créées.

Pourtant, en fin de compte, tous les Chiens-loups de Saarloos, à l’intérieur ou à l’extérieur de la NVSW sont des descendants de la même poignée de chiens-loups.

Prenons comme exemple Yro (neveu de Tarzan) qui , début des années ’60 a couvert toutes les femelles y compris laL. Saarloos avec Yro v.d.Kilstroom louve Fleur II (qui a donné naissance, entre autres, au demi-loup Valpar le 7 mai 1963), sa demi-sœur Verona, leur fille Ozena, etc. En tout et pour tout, il a été croisé avec 15 femelles ! Il y a eu également Timber van de Kilstroom, qui a contribué de manière analogue à augmenter la consanguinité.

Le problème est que, dans les deux « lignées »  créées après la scission on trouve les mêmes ascendants pour les animaux  utilisés pour perpétuer la race et ceux-ci sont tous soit des demi-soeurs, des soeurs, des parents ou des enfants les uns des autres. Par exemple :

Pour le NVSW on trouve comme géniteurs  :

ASTRA (Kalep v.d.K. x Tosca v.d.K. qui est la soeur de Timber) ; TIMBER v.d.K. (Mark v.d.K. x Nathalie v.d.K. qui est la soeur de Natascha et de Nimrod) ; BERYL (Timber v.d.K. x Urba v.d.K.) ; BOR (Timber v.d.K. x Wolva v.d.K.) ; EYRO (Selvo v.d.K. x Alma, qui est la soeur de Astra, Aldo et Astor) ; EBONY v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K, qui est la soeur d’Urba) ; EDO v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) ; URBA v.d.K. (Nimrod v.d.K. x Kara v.d.K) = 3/5

Pour les indépendants du NVSW on trouve comme géniteurs :

ASTOR (Kalep v.d.K. x Tosca v.d.K. qui est la soeur de Timber) ; ALDO (Kalep v.d.K. x Tosca v.d.K., qui est la soeur de Timber) ; BORRHA (Timber v.d.K. x Urba v.d.K.) ; NATASCHA v.d.K. (Lastro v.d.K. x Kara v.d.K) – Seule et unique portée à 9 ans ! ; ERIC v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) ; EKIM v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) ; ETERSI v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) = 4/3

En outre il y a  TARNO v.d.K..(Mark v.d.K. x Nathalie v.d.K. qui est la soeur de Natascha et de Nimrod) lequel n’a donc que des neveux ; sa lignée a été stoppée.

Génétiquement, on peut réduire ses chiens à :

KARA + LASTRO (tous deux sont plus que demi-soeurs, leur père est le même = Valpar ; leur mères sont également des demi-soeurs, leur père étant Yro, lequel est aussi le père de Valpar – Nous trouvons donc le même grand-père sur les 4 possibles, à savoir : Yro) ; MARK, KALEP, INDRA (Pascha = demi-frère de Kalep x Kara).

Tous les Chiens-Loups de Saarloos descendent donc de ces parents que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du NVSW.

A cela il faut ajouter dans la lignée SWH du NVSW : Wolva (Flipper = demi-frère de Kalep x Evalien).

(Il ne reste à ajouter que toutes ses informations proviennent des arbres généalogiques (voir PEDIGREE) à notre disposition. Que les informations qu’ils contiennent soient justes ou non, c’est une autre histoire. Même aujourd’hui !)

Caractère

Même si presque 300 chiens d’aveugle (éduqués dans son Ecole pour Chiens d’Aveugle à Dodrecht) ont été placés et quelques uns ont également été utilisés comme chiens de sauvetage, le Chien-loup de Saarloos n’a pas l’aptitude à devenir chien d’utilité. Les efforts de Saarloos pour dresser ses chiens comme chiens policiers, comme d’ailleurs pour tous les autres dressages, se sont soldés par un échec en raison de la timidité héritée des loups. L’instinct de fuite a complètement inhibé l’instinct d’attaque. Le Saarloos ne possède ni l’instinct de mordre ni l’instinct de lutte et de ce fait est complètement inapte à être utilisé comme chien de garde ou comme chien policier. (Cependant, il y a eu au moins un chien-loup qui a réussi l’épreuve de chien policier. Mais il y a eu aussi un loup au Danemark qui l’a également réussi !)

Comme il a quand même été possible de dresser quelques chiens triés sur le volet, surtout comme chiens d’aveugle, (au début des années ’50 le premier chien-loup avait déjà réussi son épreuve  comme chien d’aveugle), la race a gagné ses lettres de noblesse ; elle était particulièrement adaptée pour devenir chien d’aveugle. Au « faîte » du dressage qui s’ensuivi, jusqu’à 24 chiens d’aveugle par an « sortaient de l’école ». Tout ceci a commencé parce que dans le voisinage habitait un femme aveugle et L. Saarloos a dressé un de ses chiens-loups comme chien d’aveugle, ce qui a par ailleurs réussi à faire. (Cette voisine est plus tard devenue son épouse.) L’intelligence et l’instinct de conservation des chiens-loups les présentaient comme étant particulièrement adaptés. Le chien préféré de Saarloos, Yro, réussit vers la fin des années ’60 l’épreuve de chien de Marijke Saarloos avec Marlon (Kazan) v.d. Kilstroomsauvetage. Ont également réussi cette épreuve, diplôme à l’appui, les chiens-loups Gerard et Dambee. Mais l’origine lupine a commencé à se faire de plus en plus sentir ; les chiens étaient toujours et encore très prudents, comme les animaux sauvages. (Mais le Chien-loup de Saarloos n’aura pas été à la hauteur de la tâche comme chien d’aveugle surtout avec les conditions de circulation automobile d’aujourd’hui. C’est pourquoi, au début des années ’70 le dressage comme chien d’aveugle fut arrêté).

Depuis, peu de choses ont changé. L. Saarloos n’avait pas créé un excellent chien d’utilité tel qu’il l’avait imaginé, mais une nouvelle race qui tenait énormément des ces ancêtres les loups aussi bien au niveau de l’allure qu’au niveau personnalité. Avec leur caractère doux et leurs manières naturelles ils parlent pour eux mêmes et pour le succès de la race créé par Saarloos. Malheureusement, les années qui ont suivi la mort de Saarloos ont été marquées par des croisements incontrôlés et certaines des bonnes caractéristiques ont disparu. On pense que même d’autres races ont été croisées comme, par exemple, des Malamutes d’Alaska. Ce n’est qu’avec la reconnaissance de la race par le Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais le 5 juillet 1975 que les croisements non contrôlés ont pu être endigués. Des années s’ensuivirent avant l’inscription au Registre. En 1981 la FCI a à son tour reconnue la race. Malheureusement, la plupart des chiens inscrits étaient déjà vieux, trop vieux pour l’élevage. Donc, seule une poignée de chiens a pu être utilisée pour l’élevage. Même les blancs, si courants auparavant, n’ont pas fait partie du lot (voir ci-dessous).

Aujourd’hui, le Chien-loup de Saarloos est un chien de famille agréable et un ami des enfants ; cependant, ce n’est pas un chien pour tout le monde. En termes de soins, santé et nourriture il demande très peu de chose, mais il faut savoir comme le traiter. Il doit être éduqué en conséquence. Bien qu’il ne soit pas un chien d’utilité, il est capable d’apprendre très vite. Avec une patience et un amour sans limites (ainsi que de la persistance) il peut être amené à devenir obéissant en utilisant des motivations positives. Il est apte aussi pour le travail dans le cadre de l’Agility et le Sport. Ce n’est pas un chien qui ob&it aveuglement mais il est plutôt têtu et indépendant. Il est très intelligent, surtout pour résoudre des problèmes. Plus que tout autre chien, le Saarloos a besoin des règles de la meute. Le chef doit être le chef et être reconnu comme tel par le chien. Ceci ne veut pas dire qu’il faut constamment le presser ou agresser, mais plutôt paraître souverain. Autrement ce gros chien devient incontrôlable. Ceci implique la nécessité de s’informer sur la psychologie du loup et du chien. Etant donné que les chiens-loups possèdent un jeu de mimiques extrêmement étendu ainsi qu’une gestuelle très expressive, il est possible d’apprendre à bien les « lire ». Une caractéristique primordiale des chiens-loups adultes est qu’ils gardent moins que les autres chiens leur caractère juvénile à l’âge adulte. Ce caractère juvénile du chiot permet aux propriétaires de la plupart des chien de les gérer aisément en ce qui concerne l’obéissance et la dominance. Par contre, les chiens-loups arrivés à l’âge adulte, présentent davantage de caractéristiques de soumission que d’obéissance.

Chiot Garou LoupUne deuxième caractéristique importante des chiens-loups, qui se fait sentir de plus en plus à mesure qu’ils grandissent, est la réserve envers tout ce que lui est inconnu. Le Chien-loup de Saarloos est extrêmement sensible à tout changement de ses conditions habituelles de vie. Rien n’échappe à ses sens aiguisés. De même il réagit de manière très réservée envers les étrangers. Pour les loups, dans leur milieu naturel ceci est une question de survie, pour les chiens de compagnie c’est plutôt enquiquinant (« Plutôt 100 couard qu’une fois mort ! »)

Ceci fait qu’ils sont extrêmement dépendants de leur famille. Le Chien-loup de Saarloos ne s’éloigne jamais de « ses » maîtres. Il faut quand même pouvoir le supporter que d’avoir constamment le chien autour de soi. Aussi, c’est un fait que le Chien-loup de Saarloos ne supporte pas la solitude. Ils ont une très grande angoisse de la séparation qui peut déclencher une incroyable capacité de destruction. Les mettre en cage, comme pour tous les autres chiens, n’est pas recommandé : l’instinct de meute est trop fort et le Saarloos ne supportera tout au plus que quelques heures dans une cage. Pour eux, cela veut dire l’abandon dans la nature, la famine et la mort ; car le louveteau ou le louvard ne peut trouver sa nourriture. Donc, un jeune animal avec des instincts sainement développés mettra tout en oeuvre pour retrouver sa famille (la meute) afin d’être en sécurité. Même les soi-disant cages à tout épreuve n’y résistent pas longtemps ! 

Comme chien de garde le Saarloos n’est pas d’une grande utilité.  Il aboie rarement, bien qu’il n’en soit incapable. Pour la défense il n’est surtout pas approprié. Il ne possède absolument aucun instinct d’attaque.

Pour les loups la règle est qu’ils doivent quitter la tanière à partir de la 3ème semaine de façon à être suffisamment sociabilisés et pour qu’ils puissent intégrer la présence de l’Homme. Pour les chiens, ceci est beaucoup plus facile et la période est bien plus longue. Pour les Chiens-loups de Saarloos il est très important que les chiots soient en contact avec les humains entre la 3ème et la 16ème semaine de vie. Au cours de cette période, le chiot devra avoir un contact avec autant de personnes que possible. Aussi, il est très important que ces personnes fassent une impression positive sur les chiots de manière à lui transmettre une bonne expérience. C’est ici la première tâche de l’éleveur. Il doit, dès les premières semaines donner au chiot l’occasion d’établir de nombreux contacts avec les humains et faire de nombreuses expériences positives. Plus tard, ce sera la tâche du propriétaire. Suivre un cours dans une bonne école d’éducation canine peut aider énormément, de manière à comprendre les étapes du développement de la personnalité du chiot (d’après Weidt/Berlowitz, qui on découvert les étapes du développement de la personnalité du chiot).

Souvent, la timidité chez le chiot ne se voit pas. En effet, leur comportement  de peur de se développe qu’à partir de la 8ème semaine. Même un chiot qui jusqu’alors s’est développé de manière optimum peut, « tout d’un coup » devenir timide sans aucun raison apparente. L’apparition éventuelle de la timidité marque un changement radical dans le développement du chiot et doit être gérée. (Si les chiots se montrent timides dès le départ, c’est qu’ils n’ont pas été socialisés correctement ou que leur timidité est héréditaire. Il faut s’éloigner de ces chiots car ils peuvent être source de gros problèmes (Qui peut vivre seul dans le bois ?)).

Si les Chiens-loups de Saarloos se montrent réservés dans les situations inhabituelles, il est très important de les ramener encore et encore devant les mêmes situations pour que le chien apprenne que ce ne sont pas des situations dangereuses. Dans ces cas, l’attitude du maître est très importante : calme et déterminé ! EN AUCUN CAS il ne faut le plaindre ou le caresser !  Cela le ferait penser que son angoisse était justifiée et ne ferait que la renforcer au lieu de l’amoindrir.

Une deuxième phase très importante se prolonge du 3ème au 7ème mois. C’est la phase Sensible. Au cours de celle-ci on peut à nouveau voir apparaître la timidité. Il faut savoir que ce que pour beaucoup de chiens d’autres races ne représente rien d’exceptionnel (ascenseur, voiture, foule, etc.) pour le Chien-loup de Saarloos l’est et qu’il doit s’y habituer dès son plus jeune âge. De nombreux chiots Saarloos ont des problèmes avec la voiture (au début : vomissements, urines, fèces). Plus tard, il ne font « que » baver, bien que ce soit abondant. (Un Dogue de Bordeaux en serait jaloux !) Quant à la propreté, les Saarloos ont aussi leur propre vision : cela leur prend plus longtemps que pour les chiens « normaux » de devenir propres et parfois ils marquent des endroits bien particuliers de la maison, surtout, lorsqu’on a plusieurs chiens. L’oreille de cochon déjà mâchée devient tabou pour les autres,  ou alors, ce sera l’endroit où elle a été mangée. 

Leur instinct de meute est marqué, surtout en présence d’autres chiens-loups. Il est remarquable à quel point ils sont calmes et amicaux envers ses congénères. Ils sont très sociables. Avec les chiens d’autres races ils se comportent la plupart du temps très bien, ce ne sont pas des roquets et ils adorent jouer avec tous les chiens amicaux. Lepack: Andra, Garou, Onyx und Riva comportement de plusieurs chiennes adultes, surtout si elles ont déjà eu des chiots, peut être problématique.  Pour une chienne de cette « pouvoir avoir des chiots » en une grande promotion dans la hiérarchie ; lorsqu’elle atteignent ce rang elles ne tolèrent aucune autre chienne de même rang. La plupart du temps il devient inévitable de séparer les chiennes de manière permanente. En couple elles se montrent fidèles ; elles n’acceptent pas n’importe quel mâle. Les chiens n’ont leurs chaleurs qu’une fois par an, la plupart du temps en hiver. Cependant, les chaleurs peuvent durer plus longtemps que chez les chiennes « normales ». Aussi chez les mâles la période fertile est parfois liée à une époque de l’année déterminée. C’est pourquoi certain projets de croisement entre chiens-loups d’élevages différents ont parfois échoué.

Garou and our baby JonasEnvers les enfants les Chiens-loups de Saarloos sont très patients. Cependant, il faut garder à l’esprit leur taille et leur force. Avec le tempérament exubérant qu’ils montrent envers leurs amis ils peuvent mettre à terre un homme adulte.

Seuls les chiens qui sont restés à l’étape juvénile jouent encore à l’âge adulte. Pour les Chiens-loups de Saarloos les jeux les ennuient très vite. Après avoir été chercher la ba-balle trois fois de suite ils veulent passer à quelque chose d’intéressant. Pour cela ils se laissent fortement guider par leur instinct. Leur instinct de chasse très marqué n’est pas à négliger. Et ce sont des bons chasseurs ! (chats, moutons, sangliers, lapins, etc.) S’ils sont à plusieurs, ils s’organisent pour chasser en groupe. Il est remarquable la façon dont ils se repartissent les tâches.

Aussi affables et beaux que ces chiens puissent être, leur sagacité et leur capacité à apprendre, couplé à une mémoire phénoménale et souvent à une utilisation surprenante de ce qu’ils ont appris (par exemple, ouvrir des portes, y compris des portes de réfrigérateur !),  lorsque ils considèrent nécessaire d’utiliser leur incroyable force physique, leur sens développé de la meute et leur instinct de chasse incontrôlable, les amis du chien ont souvent des gros problèmes.

Pour offrir au Chien-loup de Saarloos l’exercice et la variété dont il a besoin, il faut déjà être en bonne forme physique. Les parcours de jogging et les promenades à vélo de plusieurs heures ne fatiguent absolument pas le chien-loup.

Les Chiens-loups de Saarloos sont, en raison de leurs origines lupines, des chiens à maturation tardive. Les chiennes n’ont leurs premières chaleurs qu’entre 15 et 18 mois, quelques unes pas avant 2 ans. Les chaleurs peuvent durer jusqu’à 6 semaines. Le temps entre deux chaleurs varie souvent entre 10 et 13 mois. Les mâles lèvent la patte souvent à 12 mois pour la première fois. En meute, il se peut qu’un mâle de rang inférieur ne lève jamais la patte. 

La territorialité de ces chiens envers d’autres chiens est fortement marqué. Surtout les chiennes, lorsqu’elle ont déjà eu des chiots, ont tendance à défendre plus âprement leur territoire envers d’autres chiennes. Des attaques, avec intention de tuer, ont lieu souvent, même envers leurs propres filles.

Malgré son sang de loup, le Saarloos est un chien et pas un loup. Avec les loups et les hybrides il est impossible de vivre sans danger. Avec la maturation sexuelle (2-3 ans), les loups essaient avec beaucoup plus d’ardeur, d’améliorer leur rang dans la hiérarchie. Chez les Saarloos, les efforts d’ascension dans la hiérarchie sont aussi peut courant que chez les autres races. Le Chien-loup de Saarloos n’a absolument rien à voir avec les croisements de loups et les hybrides qui, de nos jours et malheureusement, sont de plus en plus « à la mode ». Ainsi, encore et encore, des chiens sont croisés avec des loups, sans sélection. Le Chien-loup de Saarloos est une race à part entière, chez qui le caractère joue un rôle essentiel et qui la distingue NETTEMENT du Chien-loup Tchécoslovaque. Le Chien-loup de Saarloos et le plus gentil des deux, le Chien-loup Tchécoslovaque est plutôt le gros à bras et il demande aussi son travail.

Un point très important est l’hypersensibilité aux médicaments : l’anesthésie ne doit être administrée à un Chien-loup de Saarloos qu’au moyen d’une substance appropriée pour animaux sensibles, autrement, on court le risque qu’il ne se réveille plus. C’est une information que tous les acheteurs de chiots doivent connaître !!!

Pour qui un Chien-loup de Saarloos?

Le néophyte a intérêt à se renseigner auprès de plusieurs éleveurs et surtout de propriétaires avant de se décider à adopter un Chien-loup de Saarloos. Ca vaut le coup de les écouter attentivement et de croire leurs « histoires terrifiantes »  car elles sont toutes vraies !

Personne ne devrait vendre un tel chien car il est imposant et merveilleux et donc si rare et en plus unique, sans avoir averti le futur propriétaire des problèmes qui l’attendent.

Si le chien doit rester seul toute la journée, faites-vous plaisir - et surtout faites plaisir au chien - en renonçant à l’achat de tout chien. Parfois le plus grand ami du chien est celui qui renonce a en avoir un ! Le chien va vite s’ennuyer et se trouver des jeux qu’on ne trouvera vraiment pas drôles : « Quelle chaussure a meilleur goût ? Quel est le remplissage des coussins du canapé ? Quel est le point de rupture de la ceinture de sécurité ou de la banquette arrière de la voiture ?, etc. Dans son ennui, le chien peut vite occasionner des dégâts dont le montant dépasse largement son prix d’achat.

On de doit pas non plus oublier, que le Chien-loup de Saarloos doit connaître une personne à qui on peut le confier lorsque, pour un raison ou pour une autre, vous n’est pas à même de le garder (Voyage d’affaire, séjour à l’hôpital, etc.) Ces chiens se laissent rarement approcher par des inconnus.

Aussi, lorsqu’on possède plus d’un Saarloos, on doit dès le début planifier, surtout s’il s’agit d’un couple : que fait-on lorsque la chienne aura ses chaleurs ? Quel chien peut-on confier à quelqu’un d’autre, et cela, pendant 4 semaines ? Penser qu’on réussira à les séparer tout en restant à la maison, ne fonctionne presque jamais. Les « témoins » de ces essais infructueux sont des plus en plus nombreux. Le mâle fera « TOUT » pour retrouver sa belle et les portes NE SONT PAS un obstacle !!!!

Il y a eu des chiennes Saarloos qui ont été couvertes avec succès dès le 4ème /5ème voire 8ème jour !!!! Il faut donc les séparer à temps si on ne veut pas avoir une descendance incontrôlée. Cependant, la plupart du temps, elles ne sont couvertes qu’après le 20ème  jour, ce qui différencie clairement ses animaux des chiens « normaux ». L’élevage de cette race n’est pas simple, car il est rare de trouver un mâle immédiatement ou « sur commande ». Certains croisements planifiés sont restés stériles pour plusieurs raisons (les mâles sont également fertiles uniquement à certaines périodes, virus de l’herpès, mauvais moment...) Il faut donc se déclarer acheteur très longtemps à l’avance, période qu’on peut (et qu’on doit !!) mettre à profit pour mieux connaître la race.

Aussi, il ne faut surtout pas être un maniaque de l’hygiène. Le poil dur est le poil qui mue le plus souvent. Et comme le Saarloos a une énorme quantité de poils, il mue énormément, surtout aux changements de saisons.

L’élevage de Saarloos demande beaucoup de prudence car ils grandissent vite et prennent rapidement l’allure d’adulte. Ceci mène souvent leurs propriétaires à commettre l’erreur qui consiste à surmener le jeune Saarloos (en d’autres mots, à trop lui demander). Des ballades courtes et des jeux de balle sont suffisants lors de la première année. Plus tard, on a encore entre 10 et 12 ans pour faire des longues excursions à pied ou à vélo avec son chien. Comme chien traîneau le Chien-loup de Saarloos n’est que modérément adapté, car sa corpulence est trop faible. Par contre pour d’autres sports comme la Pulka scandinave (ski de fond avec le chien) ils sont très bons. Ils sont également très bons pour l’Agility ou les tournois de sports canins.

Il est très important que l’acheteur d’un chiot ait déjà pris contact avec des éleveurs et qu’il est constaté par lui même les conditions de vie Saarloos : Dans quelles conditions vivent les chiens ? Où sont élevés les chiots (très important ! Une pièce isolée dans un sous-sol ou dans un garage ou simplement une vie toujours dehors de la maison conduisent systématiquement à une mauvaise socialisation du chiot.) Les chiots doivent avoir l’occasion d’entrer en contact avec l’environnement : humains, voitures, bruit ambiant, bruits des appareils ménagers, etc. Un chiot correctement socialisé s’approche par curiosité et fait même la fête aux étrangers ou  tout au plus, reste dans le coin mais ne part pas se cacher pris de panique. Si un chiot montre ses symptômes déjà chez l’éleveur, il faut être prudent.

Malheureusement, le Chien-loup de Saarloos n’a pas été épargné par les maladies héréditaires, bien qu’elles ne soient, jusqu’à présent, que des exceptions. La dysplasie de la hanche n’est heureusement – jusqu’à maintenant – pas un problème au sein de la population de Saarloos. Le pire qu’on ait constaté étant une DH-C (Dysplasie Légère : articulations plus ou moins imparfaites, angle de Norberg-Olsson inférieur à 100°) et cela n’a pas posé pas de problème aux chiens qui en souffraient.

De son temps, L. Saarloos s’était limité à piquer les chiens qui montraient des anomalies et des défauts apparents. De cette façon il était sûr qu’ils ne seraient pas utilisés pour la reproduction. Cependant, pour ce qui était des problèmes génétiques de ses chiens, il ne pouvait pas les reconnaître car, à l’époque, c’était encore un domaine très mal connu.Afin de préserver la santé de la race en général et celle de chaque animal en particulier, certains éleveurs de Chiens-loups de Saarloos demandent une « Caution santé » aux personnes qui leur achètent un chiot. Etant donné que, souvent, ils n’ont pas la possibilité de contrôler ce qui est d’origine héréditaire ou de déterminer si le nombre de vecteurs héréditaires et de vecteurs des caractéristiques de la race a augmenté d’une génération à l’autre, cette méthode est malheureusement la seule dont ils disposent afin d’obtenir ces informations si importantes. En effet, la plupart du temps, l’éleveur n’entend plus du tout parler du nouveau propriétaire du chiot. Les propriétaires du chiot se voient rembourser cette caution dès qu’ils communiquent à l’éleveur les résultats des examens de dysplasie de la hanche et de PRA.

Prix du chiot : auprès du Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos  (Nederlandse Vereniging van Saarlooswolfhonden)   500 (plus le coût de l’adhésion et le coût de la contribution au Fonds du Chien-loup de Saarloos - SWH-Fond) ; en Allemagne € 800 ; en France € 1.200.

L’acquisition de croisements de loup ou d’hybrides est très fortement déconseillée. Ces animaux sont imprévisibles et lorsqu’ils atteignent les 3 ans, s’il les atteignent, il sont agressifs et dominateurs et doivent souvent être piqués. De plus, l’élevage et la possession de croisements de loups ou d’hybrides est interdit par la loi américaine de défense des espèces à moins d’être en possession d’une Attestation CITES. La descendance d’animaux sauvages protégés et sous la même protection que l’espèce sauvage d’origine, dans ce cas, le Loup.

Saarloos (vers le sommet)

Quelques mots à propos de la couleur

blanc Chien-loupSelon le standard de la race, les couleurs admises sont : Sable ou fauve clair à foncé charbonné, dit gris de loup ; Sable ou fauve clair à foncé ombré de marron dit brun de forêt ( Bos bruin) ; de crème blanchâtre (sable) clair à blanc. Dans le temps, on voyait aussi à côté des gris des Chiens-loups de Saarloos très foncés, qu’on appelait noirs, beaucoup de chiens marron et surtout davantage de blancs. Les gris étaient donc naturellement numériquement les plus représentés. Parfois on avait les trois couleurs en une seule portée.

Un transmetteur de gènes blancs était le très connu Yro v.d. Kilstroom, le chien préféré de L. Saarloos. Egalement (Tagos T. u. Tjaardy T. v. Asthado) Caro v.d. Kilstroom et son fis Oskar ainsi que Urba et Nimrod v.d. Kilstroom étaient des transmetteurs blancs. Ainsi, jusqu’à récemment, la couleur blanche était présente, même si s’était rare et uniquement au sein du Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos. Les chiens nommés ci-dessus figurent dans pratiquement toutes les généalogies des Chiens-loups de Saarloos. La couleur blanche vient du Berger Allemand, qui a apporté le gène récessif. (Voir à ce sujet le « Berger Allemand Blanc ». Celui-ci est souvent appelé le Berger Allemand Américano-Canadien car il a re-traversé l’Atlantique depuis l’Amérique du Nord pour atterrir, dans un premier temps, en Suisse. En fait, il ne s’agit de rien d’autre que d’une variante de couleur récessive héritée du Berger Allemand. Cependant, la SV e.V. la considère « persona non grata » et c’est pour cette raison que la race n’est pas reconnue en Allemagne. Depuis le 1er janvier 2003, la Suisse a pris le patronage de la race et dorénavant le Berger Allemand Blanc s’appelle officiellement « Berger Blanc Suisse » - même si, en fait, c’est une race Allemande !!!)

Les Saarloos peuvent avoir un nez de couleur soit noire, soit  foie, c’est-à-dire, avec ou sans pigmentation noire. Ainsi, des deux derniers Chiens-loups de Saarloos blancs, l’un avait le nez noir l’autre le nez couleur foie.

Wonka v.d. Kilstroom - blancAujourd’hui les choses ont fondamentalement changé. Il y a beaucoup de Saarloos gris-loup. Les bruns de forêt sont élevés surtout en Belgique alors que le Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos n’en encourage pas l’élevage. Donc, actuellement ont voit beaucoup plus de Chien-loup de Saarloos brun de bois qui ne proviennent pas de la NVSWH... (Voir ci-dessous).

Effectivement, on ne doit pas croiser des Chiens-loups de Saarloos brun de bois entre eux (Dans les années ’80 on a cependant fait deux combinaison brun x brun en dehors de la NVSWH : Astor x Borrha et Eijke Louba Zwart v. Helmond x Tarno v.d. Kilstroom). Comme les Saarloos brun n’ont pas de pigmentation noire, la perte de pigmentation se perpétue dans l’élevage/race. Le brun se transmet comme gène récessif, c’est-à-dire, que les Saarloos bruns sont homozygotes alors que les gris peuvent être homozygotes ou hétérozygotes. La perte de pigmentation a cependant d’autres conséquences. Lors du développement de l’embryon les cellules de pigmentation et les cellules des organes sont intimement liées, de manière qu’on peut supposer, qu’une perte de la pigmentation peut également avoir des répercussions sur les organes. On peut en trouver un exemple lorsqu’on examine le facteur merle où certains chiens sont sourds et/ou aveugles (en d’autres mots, le facteur merle et un facteur mortel !). Un autre exemple est celui des chat persans avec des yeux bleus qui sont sourds (voir ci-dessous). Aussi, chez les Dalmatiens on trouve souvent des chiens sourds. Cependant, chez certaines autres races blanches rien n’a été constaté en ce sens.

Une pigmentation entièrement ou presque entièrement blanche peut avoir différentes causes génétiques. LaDonja v.d. Kilstroom pigmentation blanche est sans équivoque importante pour la protection des animaux lorsque elle se transmet via le gène W qui domine tous les autres gènes de couleur et qui peut, par exemple, conduire à la naissance de chats « purs blancs ». Ces animaux ont souvent, mais pas toujours, des yeux bleus ou de couleur différente. Ne sont pas concernés les Albinos à qui manque toute pigmentation (Par ailleurs, jusqu’à maintenant on a constaté que la plupart des chats blancs sont porteurs du gène W car les alternatives de croisements n’étaient pas intéressantes pour les éleveurs). La descendance de ces animaux résulte dans la naissance d’animaux présentant de sérieuses tares. Celles-ci sont causées par des perturbations du développement embryonnaire et concernent les yeux et surtout l’ouie interne. (voir ci-dessus).

blanc Chien-loup de Saarloos Tagos Timber van AsthadoLe Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos ne fait jamais une combinaison brun x brun. Elle préfère systématiquement le Saarloos gris. Aussi, le Saarloos blanc n’a plus été utilisé pour la reproduction par la NVSWH. Il a été considéré comme « produit secondaire ». Apparemment la NVSWH craignait que ce qu’on vient d’exposer ci-dessus ne concerne aussi le Chien-loup de Saarloos. Ces craintes sont clairement infondées car le gène blanc du Saarloos est clairement récessif. De son temps, L. Saarloos croisa de nombreux chiens-loups blancs entre eux (par exemple, Doni, Nacha, Wanka (d’une 10ème portée dans laquelle 6 étaient blancs – Yro x Doni, etc.)

Jusqu’à il y a peu de temps il n’y avait aucun Chien-loup de Saarloos blanc en vie. Les deux derniers, qui ont vécu au Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos et qui étaient frère et sœur sont morts en 2000 voire même avant  (Tjaary Twitjana van Asthado). Le dernier Chien-loup de Saarloos – Tagos Timber van Asthadoblanc Chien-loup de Saarloos "witje" Myrthe  avec "witje" Yuka(Valimar (brun) x Helena Storm van Chabony (gris)) est mort en mars 2000.

Cependant, depuis le 12 mars 2003, après de nombreuses années (depuis 1986) un nouveau chiot blanc est né. Un événement !!! Il existe à nouveau des Saarloos blancs. Les parents de la chienne sont Ithakin Itarak Timberley  x   Myrthe Megera Timberley et s'appelle Yukawitte Yosemite Timberley.

 

Standard (Extrait) F.C.I. 311.1  Groupe 1

Utilisation : Le Chien-loup de Saarloos n’a pas été élevé en vue d’une prestation de service déterminée ; il possède des aptitudes qui lui permettent d’être un chien de compagnie et de famille fidèle et digne de confiance.

Classification F.C.I. :

Groupe 1 Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses).

Section 1 Chiens de berger.

Sans épreuve de travail.

       Garou on the beach

[]...

Aspect général : Le Chien-loup de Saarloos est un chien de forte constitution dont l’aspect extérieur (conformation, allures, robe) fait penser à un loup. Il est de construction harmonieuse et a des membres assez longs, mais ne donne pas l’impression d’être haut sur pattes. Les différentes caractères sexuels secondaires sont prononcés aussi bien chez les mâles que chez les femelles.

Proportions importantes :Le Chien-loup de Saarloos est plus long que haut. Le rapport entre la longueur du museau et celle du crâne est de 1:1.

Comportement/caractère :  Chien vif et débordant d’énergie, de caractère fier et indépendant. Il n’obéit que de sa propre et libre volonté ; il n’est pas soumis. Il est attaché à son maître et digne de confiance au plus haut degré. Envers les étrangers, il est réservé, passablement méfiant. Sa retenue et, dans des situations inconnues, son instinct de fuite semblable à celui du loup sont typiques pour le Chien-loup de Saarloos et devraient être maintenues comme particularités de la race. A l’approche d’un Chien-loup de Saarloos, les étrangers devraient faire preuve d’une certaine compréhension envers le comportement de ce chien, pour sa réserve circonspecte et pour son instinct de fuite, particularités qu’il porte dans son patrimoine héréditaire. Une approche forcée d’un étranger, non souhaitée par le chien, peut avoir pour conséquence que l’instinct de fuite prenne le dessus. Essayer d’empêcher cet instinct de se manifester, par exemple en diminuant la liberté de mouvements du chien par une laisse, peut conduire le chien à se comporter comme s’il avait peur.

Tête : La tête doit dégager une impression lupine et ses dimensions doivent être en harmonie avec le corps. Vue de dessus et de profil, la tête a la forme d’un coin. La ligne qui va du museau à l’arcade zygomatique bien développée est très caractéristique. Avec la forme adéquate et la position des yeux, cette ligne donne l’aspect recherché semblable à celui d’un loup.

Région crânienne :

Crâne : Il est plat et large ; en ce qui concerne sa largeur, il faut mettre en garde contre une largeur exagérée qui porterait atteinte à sa forme en coin typique. L’os occipital et le pourtour de l’orbite ne doivent pas être trop visibles ; l’arcade sourcilière doit se fondre sans heurt avec le crâne.

Stop : La dépression naso-frontale est peu marquée.

Région faciale :

Nez :  La truffe doit être bien pigmentée ; le museau doit être fort et le chanfrein est droit.

Mâchoires : Les mâchoires supérieure et inférieure, bien développées, présentent une denture solide et un articulé en ciseaux complet, qui n’est acceptable que s’il est bien ajusté. 

Lèvres : Bien jointives.

Mâchoire supérieure : En comparaison avec le crâne, la mâchoire supérieure ne doit pas paraître grossière: un museau trop grossier altère la forme typique semblable à celle du loup. 

Mâchoire inférieure : Ne doit pas être remarquée.

Yeux : De préférence de couleur jaune, en forme d’amande, placés légèrement obliquement, pas proéminents ni ronds, les paupières étant bien appliquées sur le globe oculaire. L’expression est attentive, réservée il est vrai, mais pas craintive. L’œil est très caractéristique de la race et souligne l’aspect recherché de ressemblance avec le loup. L’expression recherchée n’est obtenue que par un œil de couleur claire. Il faut accorder une grande importance à la couleur, la forme et la bonne position de l’œil. Chez le sujet plus âgé, la couleur jaune de l’œil peut devenir plus foncée, mais le ton jaune d’origine persiste à travers elle. Une prédisposition à la couleur brune est moins recherchée. L’orbite se fond imperceptiblement dans le crâne. Une orbite trop marquée conjointement à une arcade sourcilière accentuée et un stop marqué sont des défauts.

Oreilles : De grandeur moyenne, charnues, triangulaires avec une extrémité arrondie ; leur face interne est couverte de poil. Les oreilles sont attachées à hauteur de l’œil. Elles sont très mobiles et expriment l’humeur et les émotions du chien. Les oreilles trop en pointe et attachées trop haut sont des défauts. Les oreilles attachées trop latéralement altèrent la forme typique de la tête et sont de ce fait moins recherchées.

Cou : Sec et bien musclé ; il se fond en ligne harmonieuse avec le dos ; de même, la ligne de la gorge se fond sans heurt avec le poitrail. En hiver, surtout grâce au poil de saison, le cou peut s’orner d’une belle collerette. Le fanon est minimal et ne frappe pas le regard. Il est caractéristique que, chez le Chien-loup de Saarloos au petit trot, la tête et le cou forment une ligne presque horizontale.

Corps : Le Chien-loup de Saarloos est plus long que haut.

Dos : Droit et fort.

Côtes : Normalement cintrées.

Poitrine : La ligne harmonieuse de la poitrine atteint au maximum le niveau des coudes. Vus de face, le poitrail et l’inter-ars paraissent modérément larges. Il convient d’éviter une région thoracique trop massive, car elle altérerait la silhouette typique qui caractérise ce trotteur-né. La silhouette est plutôt élancée et très semblable à celle du loup.

Ligne du dessous : Tendue et légèrement remontée.

Queue : Elle est large à sa naissance et abondamment pourvue de poils ; elle atteint au moins le niveau du jarret. Elle semble attachée un peu bas, fait qui est souvent accentué par une légère dépression près de l’attache. La queue est portée légèrement en forme de sabre à presque entièrement droite. Quand le chien est excité ou au trot, elle peut être portée plus haut.

[...]

Allures : Le Chien-loup de Saarloos est un trotteur typique et endurant aisément capable de franchir de longues distances à sa cadence particulière. Son allure naturelle ne le fatigue guère et rappelle celle du loup. Il se distingue d’autres races par son allure légère très spécifique. Le bon déroulement des mouvements dépend fortement de différents détails de construction corporelle ; avant toute chose, ce sont les angulations entre les différents membres qui exercent la plus forte influence. Au trot franc et dégagé, le Chien-loup de Saarloos porte la tête et le cou presque horizontalement ; c’est alors que la position des yeux et la forme cunéiforme de la tête sont caractéristiques. Au trot soutenu, allure typique de la race, le chien ne présente pas une allonge exagérée ; tout comme une poussée trop forte, une allonge exagérée déformerait l’allure typique et légère qui est un modèle idéal de mouvement économe en énergie.

Robe :

Poil : Le pelage est différent en été et en hiver. En hiver, c’est généralement le sous-poil qui est prédominant ; avec le poil de couverture il forme une fourrure abondante qui couvre tout le corps et dessine autour du cou une collerette bien définie. En été, c’est le poil de couverture qui prédomine sur tout le corps. Des différences de température en automne et en hiver peuvent exercer une grande influence sur le sous-poil ; mais la prédisposition à former du sous-poil doit au moins être présente. Il faut que le ventre, la face interne des cuisses et aussi le scrotum soient recouverts de poil.

Couleur :

Les couleurs admises sont :

Sable ou fauve clair à foncé charbonné, dit gris de loup.

Sable ou fauve clair à foncé ombré de marron, dit brun de bois (Bos bruin).

De crème blanchâtre (sable) clair à blanc.

La pigmentation de la truffe, du bord des paupières, des lèvres et des ongles doit être noire chez le Chien-loup de Saarloos gris de loup ou blanc, couleur foie chez le sujet «brun de forêt » ou blanc-crème. Le poil de toute la région inférieure du corps, à la face interne des extrémités et dans la région postérieure des culottes est de couleur claire. A la face externe des membres, aussi bien le sujet gris de loup que le sujet « brun de forêt » présentent un poil de couleur foncée. Ils devraient aussi avoir un masque qui souligne l’expression.

Taille :

La hauteur du garrot chez les Chiens-loups de Saarloos varie selon le sexe

pour les mâles de 65 à 75 cm,

pour les femelles de 60 à 70 cm.

De légers écarts vers le haut sont admis.

Défauts : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

Tête :

Œil trop rond, yeux proéminents.

Orbite trop fortement accentuée, avec les sourcils qui ne se fondent pas en ligne harmonieuse avec le crâne, ce qui va avec un stop marqué et des yeux trop ronds.

Oreilles attachées trop haut ou/et oreilles pointues.

Oreilles trop écartées.

Corps :

Trop descendu, trop court.

Queue :

Queue enroulée.

Queue portée sur le dos.

Membres :

Ossature des membres trop grossière.

Robe :

Les couleurs trop peu intenses sont moins recherchées.

Mauvaise répartition des poils foncés avec formation d’une selle noire.

Défauts éliminatoires :

Toute forme d’agressivité.

Couleurs autres que les couleurs admises.

N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Remarque :

Dans le Standard, le nom de la race s’écrit  Saarlooswolfhond depuis 1993, avant cette date elle s’écrivait Saarloos Wolfhond. En français, le nom de la race a été traduit par Chien-loup de Saarloos. Au pluriel, ça donne Chiens-loups de Saarloos (avec s à chien et s à loup). Voici la règle : nom+nom (chou-fleur, timbre-poste) => pluriel : les deux noms prennent la marque du pluriel s'ils sont juxtaposés (des choux-fleurs) ; en revanche, si un nom à une fonction de complément par rapport à l'autre, il ne prend pas la marque du pluriel (un timbre-poste = un timbre pour la poste => des timbres-poste).

Pour finir avec cette page grammaticale, vous remarquerez que « loup » dans « Chien-loup » ne prend pas de majuscule !

 

Pour en savoir plus au sujet de ma chienne Garou Loup et l’APR (Atrophie Progressive de la Retine) ou PRA ICI  

Pedigrees ICI  

Si vous souhaitez acheter un chiot... pour les tuyaux ICI

 

MISE AU POINT

On me reproche sporadiquement de présenter la race de manière trop négative. A ce propos, je souhaiterai préciser que j’ai appris à bien connaître la race au cours de ces onze dernières années (depuis 1992). J’ai eu occasion de voir et de vivre près de 250 Chiens-loups de Saarloos (et ils sont toujours plus nombreux). Il y a eu, et il y aura toujours, des exceptions qu’on pourra opposer à ma description, même Garou était différent... !!! Et , heureusement, avec chaque nouvelle génération on voit de plus en plus de Saarloos qui deviennent  « moins compliqués ». Par exemple, la timidité, qui est héréditaire, diminue de plus en plus au fur et à mesure qu’on s’éloigne du dernier croisement de loup dans le pedigree du chiot. Aussi, nous pouvons dire que les mâles en général (là aussi on trouve de nombreuses exceptions !!!) deviennent plus simples à gérer, moins actifs. Et ce sont justement ces propriétaires là qui sont d’avis que le Saarloos est un chien comme un autre. Ces gens ne connaissent que leur(s) propre(s) et quelques autres Saarloos, mais en aucun cas une grande quantité... Un éleveur a souvent une un regard complètement différent de celui du « propriétaire de chien lambda ». Un éleveur est prêt à encaisser beaucoup de choses qu’un propriétaire « normal » ne veut ou ne peut pas accepter.

Et ils passent aussi souvent sous silence que leur toutou a également traqué et tué des chats ainsi que dévasté pas mal de choses à la maison.... La grande majorité des propriétaires de chiens-loups on chez eux une enceinte bien clôturée ou du moins un chenil ou le chien peut rester, lorsqu’il n’y a personne à la maison. Et ça aussi est nécessaire ; je ne peux que conseiller à tout futur propriétaire de chien-loup, de construire une enceinte à toute épreuve. Ca simplifie énormément la possession d’un Saarloos. Mais il ne faut pas oublier que le chien doit toujours participer à la vie de famille et ne pas être tout le temps enfermé dans l’enceinte.

Malgré tout, il y a toujours des Saarloos qui deviennent « plus compliqués ». Mais seulement, lorsque l’intéressé est au courant, que cela PEUT arriver, que son futur ami PEUT se révéler être « problématique » lorsqu’il grandit, et qu’il l’accepte – alors seulement – les deux seront heureux. En aucun cas je souhaiterai ne devienne un chien à la mode – et ça risque d’arriver ! Cela a toujours été un Désastre pour n’importe quelle race. Il faut bien réfléchir à tout ceci AVANT de se procurer un Chien-loup de Saarloos ! Je le suggère fortement.

A ce propos je vous suggérer de lire la déclaration de Andrea Wahl ...

Aussi, il faut également préciser, que les caractéristiques citées ci-dessus s’appliquent au Chien-loup de Saarloos de RACE PURE. En attendant, on voit de plus en plus de « mélangé » Saarloos qui officiellement sont présentés d’après leur pedigree comme des Chiens-loups de Saarloos. A ce propos, je ne souhaite pas me prononcer sur le fait d’estimer s’il est bien ou s’il n’est pas que plusieurs fois du « sang neuf » de Chien-loup Tchécoslovaque ait été illégalement utilisé dans les croisements. Certains propriétaires ce sont sûrement demandés pourquoi leur « Saarloos » était différent des autres, peut-être moins compliqué, peut-être plus sauvage, peut-être un peu agressif envers d’autres chiens ou envers des humains/enfants, pourquoi il y a de plus en plus de Saarloos bruns, qui n’ont pas la « même tête » que les autres, justement différente de celle qu’ils ont lu sur les Saarloos....

Le gens qui cherchent un chien ce n’est pas mon souci. Mon seul souci est de m’assurer que le Chien-loup de Saarloos trouve un propriétaire approprié. J’espère m’avoir bien fait comprendre. Cela est souvent difficile sur le web.

 

 

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Tel. +31 (0) 592-248646

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dernière mise à jour : 07.02.2004