
Cette
race, encore relativement récente, tire son nom du fondateur de la lignée,
Monsieur Leendert Saarloos (16.11.1884 -13.01.1969). Cet Hollandais voulait
créer une race ne présentant pas de symptôme de dégénération, possédant
une résistance naturelle aux différentes maladies et ayant gardé l’acuité
des sens propres aux loup. Le chien, lui, devait y contribuer en apportant tous
les avantages que des milliers d’années de domestication lui avaient légués,
c’est-à-dire, son lien étroit avec l’humain, l’absence de « distance
de fuite » en cas de danger vrai ou supposé, l’envie d’apprendre
jusqu’à un âge avancé, etc.
Son deuxième objectif était de créer
un chien attentif, intelligent et utilisable lequel, grâce à son excellent nez,
pourrait être entraîné comme chien-pisteur et qui, grâce à sa prudence innée
et à sa très grande capacité de réaction pourrait être utilisé comme
chien-policier ou comme chien de sauvetage ou chien d’aveugle. Il s’agissait
donc, en priorité, de créer un chien à la santé très solide et encore
« non dégénéré ». (Pour la petite histoire, Saarloos aimait bien
faire des expériences de ce type. Il possédait une grande quantité
d’animaux et croisait différentes espèces entre elles).
Comme le loup possédait
beaucoup des qualités qu’il recherchait, il choisit
comme
parents fondateurs de la race : Fleur (une louve européenne qu’il a
acheté au zoo Blijdorp de Rotterdam) et Gérard van Fransenum (un berger
allemand d’origine prussienne) dont les parents était Axel von Stubersheim et
Wotan’s Irmhild lesquels avaient servi au cours de la première guerre
mondiale et montré du courage et une bonne capacité au dressage. Gérard lui même
avait échappé à la mort étant chiot car il fut gravement blessé après sa
naissance. Cependant, grâce à une bonne alimentation et beaucoup de soins il
est devenu un beau mâle.
La louve provenait de la branche sibérienne
du loup européen, c’est pourquoi de nombreux chiens-loups de Saarloos portent
encore aujourd’hui des noms russes en hommage à leur ancêtre. (La première
louve est cependant morte de la maladie de Carré avant d’avoir mis bas –
C’était donc une erreur de penser que les loups, voire les chiens-loups
avaient une meilleure santé voire possédaient une « résistance
naturelle »).
Sa première portée a eu lieu au printemps 1936. Malheureusement tous les chiots sont morts de leptospirose au cours du premier mois qui fut probablement amené par un visiteur. Cependant, Saarloos ne s’est pas laissé abattre et l’année suivante il a vu naître la deuxième portée, deux femelles grises (Pittha et Fleurie) et un mâle (Barré). Malheureusement ces chiens ont également été contaminés, le mâle en est mort mais les deux femelles survécurent. Etant donnée que pour continuer l’élevage il avait besoin d’un demi-loup, Saarloos a, à nouveau, croisé Fleur et Gerard au printemps 1938. De cette portée sont nés 6 femelles et un mâle.
Seul le mâle, qui s’appelait aussi Barré fut gardé, les femelles furent « ségrégées » (ce que veut sûrement dire qu’elles ont été tuées). La deuxième génération (F2) fut le résultat d’un rétro-croisement des femelles avec leur père, ce que donne 75% chien et 25 % loup : Il a croisé Fleurie (F1) avec son père, afin d’éliminer la timidité ; des sept chiots qui en sont nés, il a en réservé deux pour continuer l’élevage : Largo (F2) et Kaja. Et voilà le premier Saarloos « marron », à savoir, Kaja. Les spéculations selon lesquelles il y a eu croisement externe avec un Husky en raison de la couleur roux/marron sont donc totalement absurdes. En tout cas, Kaja n’a plus été utilisé pour l’élevage et il en a été même de la descendance de Barré.

L. Saarloos a également croisé à
nouveau des Bergers Allemands : Largo (F2) a été croisé en 1940 avec sa
demi-sœur Dela (DSH). De leur portée de 13 chiots, il en garda 7 qui se sont développés
merveilleusement, entre autres Tarzan (F3). Encore l’hiver de la même année
le demi-loup Barré (F1) fut croisé avec la demi-louve Fleurie (F1). De ce
croisement sont nés 8 chiots desquels Saarloos en a retenus deux pour
observation. Il remarqua que la femelle avait de bonnes aptitudes au dressage
tandis que le mâle avait hérité de la timidité de sa grande-mère. Pour
cette raison il n’était plus approprié pour l’élevage et a fini par
trouver refuge au zoo de Rhenen. Au printemps 1941 Pittha (F1) fut croisée avec
son demi-frère Max (DSH). Ces chiots (entre autres Pittha II, Ilse –F2) se
sont développés magnifiquement. Ils ont hérité du caractère du grand-père
Gérard, il n’était pas question de timidité ; ils ont donc été
destinés à devenir
chiens-policiers. Au printemps de la même année Fleurie (F1) fut croisée avec
son demi-frère Max (DSH). Convaincu des bonnes
caractéristiques de ses chiens-loups de cette dernière génération, il a
commencé à donner un nombre limité de ses chiens tout en gardant le contrôle
sur eux. Il n’a donné que des mâles, tous castrés, pour que personne ne
puisse les utiliser pour l’élevage. Il a cependant donné deux femelles, mais
il a fait constater par huissier, qu’elles ne seraient pas utilisées pour la
reproduction. La beauté de ses chiens (carrure, largeur, magnifique pelage,
allure élastique, hauteur au garrot de 75 cm !) qui faisant une forte
impression et qui possédaient aussi un caractère merveilleux, a fait que L.
Saarloos s’est vu submergé de demandes de chiots…
En 1942 Saarloos a fait une demande d’admission dans le « Livre des Origines Néerlandais » NHSB (Nederlandse Honden Stamboek) auprès du Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais. Cependant, sa demande a été refusée ; les animaux auraient été encore trop inhomogènes pour qu’on puisse les distinguer clairement des autres races. De plus, dans la tête de Saarloos, le Chien-loup Européen devait être marron ! Ainsi, il aurait déclaré -lors de la soutenance de sa demande au Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais le 15 mai 1943 - avoir croisé une demi-louve avec un mâle marron et que 5 des 7 chiots étaient marron. Par ailleurs, il fallait au moins que les chiens-loups présentent des aptitudes au dressage, or celles-ci n’ont pu être constatées. Cependant, on pense aussi que le Lobby du Berger Allemand a influencé la décision de refus, de même que plus tard pour le Chien-loup Tchécoslovaque. Il semblaient bien craindre la concurrence pour le Berger Allemand.
Dans ces efforts pour dresser les chien il a quand même réussi quelque chose, certains chiens semblaient être aptes à servir comme chiens d’aveugle. La prudence et réserve innées envers tous les inconnus semblait permettre un dressage et a donné à L. Saarloos la possibilité d’effectuer des sélections.
Désormais,
hormis le sien, d’autres élevages ont vu le jour à différents endroits des
Pays-Bas. Une école pour chiens d’aveugle fut créée à Dodrecht. C’est L.
Saarloos qui a entrepris le dressage.
Etant donné que les chiots naissaient aussi ailleurs, ils se sont mieux socialisés car dans l’élevage de Saarloos les chiots ne rencontraient pas grand monde et c’était sûrement la raison pour laquelle ils étaient plutôt timides.
Le généticien L. Hagendoorn est venue en aide à Saarloos lorsque ce dernier a reconnu qu’il ne pourrait pas continuer tout seul avec son élevage. (Etant donné que, au gré des croisements, souvent des frères avec des sœurs ainsi que des demi-sœurs avec leurs pères ou avec leurs enfants étaient croisés et que, en plus, plus tard, parfois il était confronté à des goulets d’étranglement en terme de « matériel de d’élevage » à cause par exemple des maladies le pourcentage de consanguinité de la race est aujourd’hui encore très élevé ; en plus, même aujourd’hui, des croisements entre animaux de même lignée ou apparentés sont effectués.)
Pour plus d’information sur l’origine tous les Chiens-loups de Saarloos d’aujourd’hui, cliquez ici !
Soi dit en passant, d’autres races ont aussi des problèmes de consanguinité, par exemple ce que « Yro van de Kilstroom » est au Saarloos, « Rep z PS » l’est au Chiens-loup Tchécoslovaque...
Plus tard, d’autres loups ont été
croisés avec des Saarloos, la dernière louve fut croisée en 1963 (il paraît
que c’était la sixième mais cela n’a jamais été éclairci car L.
Saarloos appelait toutes ses louves « Fleur ».) Le Club
Hollandais du Chien-loup de Saarloos pense qu’il y a eu davantage de loups
croisés avec des Saarloos. Officiellement, la louve 1963 était la deuxième,
mais selon les registres il y avait une autre dans les années ’50, et encore
une autre croisée avec « Barnum v. d. Kilstroom ». (Selon les dires d’une
personne qui connaissait bien la situation, la louve de 1963 était la même que
celle des années ’50. Elle aurait été couverte à 12 ans - en 1963 - de façon
à amener du sang nouveau dans la race. Mais s’il s’agissait effectivement
de la même louve, cela n’aura aucune incidence sur le coefficient de
consanguinité et n’a surtout pas amené de sang « nouveau ».) Une
des femelles issues de ce croisement est « Alma v.
d. Kilstroom », mère de « Baron v. d. Kilstroom » qui, à son
tour, est le père de « Fakar v. d. Kilstroom » (voir Pedigree
Garou Loup). Le Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos a retrouvé la
trace de 4 loups, toutes des femelles, car L. Saarloos pensait que les animaux
sauvages devait toujours être des femelles... (Toutefois, il est aussi possible,
que celles-ci n’est pas continué à être croisées ou donné naissance à
des nouvelles lignées au sein de l’élevage car on ne les retrouve plus dans
les arbres généalogiques de la race. D’un autre côté, il faut préciser
que L. Saarloos ne tenait pas toujours ses livres d’élevage de façon précise...)
Etant donné qu’un voisin de L. Saarloos possédait un Loup du Canada noir (Black Timber Wolf), on pense que, en dépit de ce qu’on peut dire par ailleurs, ce loup a bien apporté sa contribution à l’élevage. En effet, les Chiens-loups de Saarloos actuels ont un ressemblance avec le Loup du Canada bien plus marqué qu’avec le Loup Européen d’où les deux Fleurs provenaient. Aussi, le bon comportement social les rapproche plutôt du Timber Wolf. Malgré tout, tout croisement avec un Timber Wolf continue d’être nié...
Au
cours des dernières années de la Deuxième Guerre Mondiale la race a été
presque perdue. Ce n’est que grâce à un abattoir local que la famine de
l’hiver 1944/45 a pu être évité. De
plus, des officiers allemands ont presque provoqué l’extinction de la race.
Au début ils voulaient utiliser les chiens à des fins de guerre mais lorsque
des soldats ont commencé à tirer, malgré les avertissement de L. Saarloos sur
les éventuelles conséquences, les animaux ont suivi leur instinct de fuite sitôt
les portes de l’élevage ouvertes. « De la camelote !» ce seraient
exclamés les officiers allemands. Cela a peut-être sauvé la race. Il a fallut
à peu près une semaine pour rattraper tous les animaux.
L. Saarloos devait constamment se battre contre l’instinct de fuite de ses animaux qui ne cessait de revenir.
En 1950 un virus a fait rage dans son élevage tuant de nombreux chiots et la plupart des ces chiens-loups adultes. On a fortement conseillé à Saarloos de vacciner, mais il a refusé d’accepter qu’il s’agissait d’un virus. (Autant pour la « résistance naturelle » aux maladies !)
L. Saarloos a mené une sélection très stricte et n’a jamais vendu ses chiots. Il donnait ses animaux à des personnes de son choix qui s’engageaient à ne pas les vendre. Seul lui poursuivi l’élevage et ne se laissait pas abattre par les divers échecs. Ce n’était pas l’apparence qui l’intéressait chez ses chiens, mais leur caractère. Il a fait de ceci un principe de base de son élevage.
Les
amis des chiens-loups, par contre, n’étaient pas du même avis, lesquels
entre-temps étaient devenus autonomes : pour eux, le premier objectif de
l’élevage était la belle allure des demi-loups et des quarts-loups. ( Il
faut cependant dire que les animaux des débuts étaient, pour les « goûts »
actuels, plutôt petits et grossiers, pas aussi magnifiques qu’on veut bien
nous le raconter, le crâne était large, le masque blanc d’aujourd’hui
n’y était pas, voir photo ci-contre.) Chez les chiens l’apport du loup se
reconnaissait à peine. Cependant, Saarloos est resté fidèle à son objectif
de sélection selon le caractère. La conséquence a été une résistance
cachée. Des croisements ont été effectués à son insu. D’autres
races auraient été croisées avec les chiens-loups car tout d’un coup des
caractéristiques de phénotype sont apparues qui n’appartenaient ni au loup
ni au berger allemand. Les éleveurs
autres que L. Saarloos ont travaillé à accentuer ces caractéristiques extérieures.
Cette tendance n’a pas échappée à L. Saarloos.
Il a donc,
en 1963, croisé à nouveau un de ses chiens-loups (Yro v.d. Kilstroom, voir
photo à gauche) avec une louve (Fleur II) (voir ci-dessus). En faisant cela, il
voulait également lutter contre la consanguinité qui commençait à se fait
sentir (les animaux devenaient plus petit et frêles) et en même temps
identifier davantage la race avec son élevage.
Mais il l’a surtout fait parce ses amis le lui demandait avec de plus
en plus d’insistance. Pour eux,
l’allure lupine était plus importante. Cependant, le nouveau croisement à
causé un forte recul en termes des propriétés du caractère en rapport avec « l
’utilité » de ses chiens loups. L’instinct de fuite s’est à
nouveau renforcé. Ceci a résulté dans l’abandon de l’utilisation du
Chien-loup Européen comme chien d’aveugle. Ainsi, au début des années
’70, le dressage comme chien d’aveugle a été arrêté (il y avait aussi
l’augmentation toujours plus importante de la circulation). De plus, les
aveugles avait perdu la confiance en ces chiens en raison de graves accidents
qui s’étaient produits. Ce de cette façon que le Chien-loup de Saarloos est
devenu aujourd’hui un chien de compagnie « inutilisable » ;
le standard de la race stipule par ailleurs que : Utilisation : aucune
utilité pour le travail ! Le standard a été révisé à nouveau en 1993.
Depuis cette date, le Saarloos s’appelle officiellement Saarlooswolfhond (écrit
en un seul mot est SANS u).
En 1963, Saarloos déposa pour la deuxième
fois une demande de reconnaissance de la race. Mais comme L. Saarloos continua
à insister que tous ces chiens restaient sa propriété, sa demande fut une
nouvelle fois rejetée. Après cet événement, il sembla n’avoir qu’un intérêt
limité en sa race. Il n’utilisa que peu d’animaux, surtout parmi les mâles,
pour les croisements, ce que eut pour conséquence de réduire dangereusement la
base d’élevage. Il s’est posé des questions
sur la suite de son élevage. Peut-être devait-il
disparaître avec lui.... Il est mort en 1969.
Alors sa fille Marijke pris la suite
de l’élevage avec sa mère. Mais comme elle n’avait que 17 ans, elle a vite
été dépassée par la situation ; de plus, sa mère était aveugle. Les
années que suivirent, les difficultés se sont accumulées. Le terrain fut
vendu à un artisan voisin. Afin de sauver le Chien-loup Européen et son élevage,
les animaux ont été placés chez des amis dans des élevages de fortune. Il ne
semblait ne plus être qu’une question de temps.... Alors, en 1975, un groupe
d’amoureux de cette race, préoccupés pas la tournure des événements, ont
demandé de l’aide au Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais. Ils
ont pris un certain nombre de chiens-loups et sont partis à Amsterdam
pour qu’ils soient consignés dans le registre du Conseil d'Administration
Cynologique Néerlandais. Il s’ensuivirent des années avant l’inscription
au registre.
Pour le standard, Zaska van de Kilstroom servi de modèle.
En 1982, la scission des éleveurs néerlandais qui a donné lieu d’une part à la création du Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos (NVSW) et, d’une part, à un groupe restreint d’éleveurs indépendants, a réduit encore davantage la base génétique disponible car depuis lors il n’y a plus eu de croisements entre les deux « lignées » qui ont été créées.
Pourtant, en fin de compte, tous les Chiens-loups de Saarloos, à l’intérieur ou à l’extérieur de la NVSW sont des descendants de la même poignée de chiens-loups.
Prenons comme exemple Yro (neveu de Tarzan) qui , début
des années ’60 a couvert toutes les femelles y compris la
louve
Fleur II (qui a donné naissance, entre autres, au demi-loup Valpar le 7 mai
1963), sa demi-sœur Verona, leur fille Ozena, etc. En tout et
pour tout, il a été croisé avec 15 femelles ! Il y a eu également Timber
van de Kilstroom, qui a contribué de manière analogue à augmenter la
consanguinité.
Le problème est que, dans les deux « lignées » créées après la scission on trouve les mêmes ascendants pour les animaux utilisés pour perpétuer la race et ceux-ci sont tous soit des demi-soeurs, des soeurs, des parents ou des enfants les uns des autres. Par exemple :
Pour le NVSW on trouve comme géniteurs :
ASTRA (Kalep v.d.K. x Tosca v.d.K. qui est la soeur de Timber) ; TIMBER v.d.K. (Mark v.d.K. x Nathalie v.d.K. qui est la soeur de Natascha et de Nimrod) ; BERYL (Timber v.d.K. x Urba v.d.K.) ; BOR (Timber v.d.K. x Wolva v.d.K.) ; EYRO (Selvo v.d.K. x Alma, qui est la soeur de Astra, Aldo et Astor) ; EBONY v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K, qui est la soeur d’Urba) ; EDO v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) ; URBA v.d.K. (Nimrod v.d.K. x Kara v.d.K) = 3/5
Pour les indépendants du NVSW on trouve comme géniteurs :
ASTOR (Kalep v.d.K. x Tosca v.d.K. qui est la soeur de Timber) ; ALDO (Kalep v.d.K. x Tosca v.d.K., qui est la soeur de Timber) ; BORRHA (Timber v.d.K. x Urba v.d.K.) ; NATASCHA v.d.K. (Lastro v.d.K. x Kara v.d.K) – Seule et unique portée à 9 ans ! ; ERIC v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) ; EKIM v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) ; ETERSI v.d.K. (Aldo x Zaska v.d.K.) = 4/3
En outre il y a TARNO v.d.K..(Mark v.d.K. x Nathalie v.d.K. qui est la soeur de Natascha et de Nimrod) lequel n’a donc que des neveux ; sa lignée a été stoppée.
Génétiquement, on peut réduire ses chiens à :
KARA + LASTRO (tous deux sont plus que demi-soeurs, leur père est le même = Valpar ; leur mères sont également des demi-soeurs, leur père étant Yro, lequel est aussi le père de Valpar – Nous trouvons donc le même grand-père sur les 4 possibles, à savoir : Yro) ; MARK, KALEP, INDRA (Pascha = demi-frère de Kalep x Kara).
Tous les Chiens-Loups de Saarloos descendent donc de ces
parents que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du NVSW.
A cela il faut ajouter dans la lignée SWH du NVSW :
Wolva
(Flipper = demi-frère de Kalep x
Evalien).
(Il ne reste à ajouter que toutes ses informations proviennent des arbres généalogiques (voir PEDIGREE) à notre disposition. Que les informations qu’ils contiennent soient justes ou non, c’est une autre histoire. Même aujourd’hui !)
Même
si presque 300 chiens d’aveugle (éduqués dans son Ecole pour Chiens
d’Aveugle à Dodrecht) ont été placés et quelques uns ont également été
utilisés comme chiens de sauvetage, le Chien-loup de Saarloos n’a pas
l’aptitude à devenir chien d’utilité. Les efforts de Saarloos pour dresser
ses chiens comme chiens policiers, comme d’ailleurs pour tous les autres
dressages, se sont soldés par un échec en raison de la timidité héritée des
loups. L’instinct de fuite a complètement inhibé l’instinct d’attaque.
Le Saarloos ne possède ni l’instinct de mordre ni l’instinct de lutte et de
ce fait
est complètement inapte à être utilisé comme chien de garde ou comme chien
policier. (Cependant, il y a eu au moins un chien-loup qui a réussi l’épreuve
de chien policier. Mais il y a eu aussi un loup au Danemark qui l’a également
réussi !)
Comme
il a quand même été possible de dresser quelques chiens triés sur le volet,
surtout comme chiens d’aveugle, (au début des années ’50 le premier
chien-loup avait déjà réussi son épreuve
comme chien d’aveugle), la race a gagné ses lettres de noblesse ;
elle était particulièrement adaptée pour devenir chien d’aveugle. Au
« faîte » du dressage qui s’ensuivi, jusqu’à 24 chiens
d’aveugle par an « sortaient de l’école ». Tout ceci a commencé
parce que dans le voisinage habitait un femme aveugle et L. Saarloos a dressé
un de ses chiens-loups comme chien d’aveugle, ce qui a par ailleurs réussi à
faire. (Cette voisine est plus tard devenue son épouse.) L’intelligence et
l’instinct de conservation des chiens-loups les présentaient comme étant
particulièrement adaptés. Le chien préféré de Saarloos, Yro, réussit vers
la fin des années ’60 l’épreuve de chien de
sauvetage.
Ont également réussi cette épreuve, diplôme à l’appui, les chiens-loups
Gerard et Dambee. Mais l’origine lupine a commencé à se faire de plus en
plus sentir ; les chiens étaient toujours et encore très prudents, comme
les animaux sauvages. (Mais le Chien-loup de Saarloos n’aura pas été à la
hauteur de la tâche comme chien d’aveugle surtout avec les conditions de
circulation automobile d’aujourd’hui. C’est pourquoi, au début des années
’70 le dressage comme chien d’aveugle fut arrêté).
Depuis,
peu de choses ont changé. L. Saarloos n’avait pas créé un excellent chien
d’utilité tel qu’il l’avait imaginé, mais une nouvelle race qui tenait
énormément des ces ancêtres les loups aussi bien au niveau de l’allure
qu’au niveau personnalité. Avec leur caractère doux et leurs manières
naturelles ils parlent pour eux mêmes et pour le succès de la race créé par
Saarloos. Malheureusement, les années qui ont suivi la mort de Saarloos ont été
marquées par des croisements incontrôlés et certaines des bonnes caractéristiques
ont disparu. On pense que même d’autres races ont été croisées comme, par
exemple, des Malamutes d’Alaska. Ce n’est qu’avec la reconnaissance de la
race par le Conseil d'Administration Cynologique Néerlandais le 5 juillet 1975
que les croisements non contrôlés ont pu être endigués. Des années
s’ensuivirent avant l’inscription au Registre. En 1981 la FCI a à son tour
reconnue la race. Malheureusement, la plupart des chiens inscrits étaient déjà
vieux, trop vieux pour l’élevage. Donc, seule une poignée de chiens a pu être
utilisée pour l’élevage. Même les blancs, si courants auparavant, n’ont
pas fait partie du lot (voir ci-dessous).
Aujourd’hui,
le Chien-loup de Saarloos est un chien de famille agréable et un ami des
enfants ; cependant, ce n’est pas un chien pour tout le monde. En termes de
soins, santé et nourriture il demande très peu de chose, mais il faut savoir
comme le traiter. Il doit être éduqué en conséquence. Bien qu’il ne soit
pas un chien d’utilité, il est capable d’apprendre très vite. Avec une
patience et un amour sans limites (ainsi que de la persistance) il peut être
amené à devenir obéissant en utilisant des motivations positives. Il est apte
aussi pour le travail dans le cadre de l’Agility et le Sport. Ce n’est pas
un chien qui ob&it aveuglement mais il est plutôt têtu et indépendant. Il
est très intelligent, surtout pour résoudre des problèmes. Plus que tout
autre chien, le Saarloos a besoin des règles de la meute. Le chef doit être le
chef et être reconnu comme tel par le chien. Ceci ne veut pas dire qu’il faut
constamment le presser ou agresser, mais plutôt paraître souverain. Autrement
ce gros chien devient incontrôlable. Ceci implique la nécessité de
s’informer sur la psychologie du loup et du chien. Etant donné que les
chiens-loups possèdent un jeu de mimiques extrêmement étendu ainsi qu’une
gestuelle très expressive, il est possible d’apprendre à bien les « lire ».
Une caractéristique primordiale des chiens-loups adultes est qu’ils gardent
moins que les autres chiens leur caractère juvénile à l’âge adulte. Ce
caractère juvénile du chiot permet aux propriétaires de la plupart des chien
de les gérer aisément en ce qui concerne l’obéissance et la dominance. Par
contre, les chiens-loups arrivés à l’âge adulte, présentent davantage de
caractéristiques de soumission que d’obéissance.
Une
deuxième caractéristique importante des chiens-loups, qui se fait sentir de
plus en plus à mesure qu’ils grandissent, est la réserve envers tout ce que
lui est inconnu. Le Chien-loup de Saarloos est extrêmement sensible à tout
changement de ses conditions habituelles de vie. Rien n’échappe à ses sens
aiguisés. De même il réagit de manière très réservée envers les
étrangers. Pour les loups, dans leur milieu naturel ceci est une question de
survie, pour les chiens de compagnie c’est plutôt enquiquinant (« Plutôt
100 couard qu’une fois mort ! »)
Ceci fait qu’ils sont extrêmement dépendants de leur famille. Le Chien-loup de Saarloos ne s’éloigne jamais de « ses » maîtres. Il faut quand même pouvoir le supporter que d’avoir constamment le chien autour de soi. Aussi, c’est un fait que le Chien-loup de Saarloos ne supporte pas la solitude. Ils ont une très grande angoisse de la séparation qui peut déclencher une incroyable capacité de destruction. Les mettre en cage, comme pour tous les autres chiens, n’est pas recommandé : l’instinct de meute est trop fort et le Saarloos ne supportera tout au plus que quelques heures dans une cage. Pour eux, cela veut dire l’abandon dans la nature, la famine et la mort ; car le louveteau ou le louvard ne peut trouver sa nourriture. Donc, un jeune animal avec des instincts sainement développés mettra tout en oeuvre pour retrouver sa famille (la meute) afin d’être en sécurité. Même les soi-disant cages à tout épreuve n’y résistent pas longtemps !
Comme
chien de garde le Saarloos n’est pas d’une grande utilité.
Il aboie rarement, bien qu’il n’en soit incapable. Pour la défense
il n’est surtout pas approprié. Il ne possède absolument aucun instinct
d’attaque.
Souvent,
la timidité chez le chiot ne se voit pas. En effet, leur comportement de peur de se développe qu’à partir de la 8ème
semaine. Même un chiot qui jusqu’alors s’est développé de manière
optimum peut, « tout d’un coup » devenir timide sans aucun raison
apparente. L’apparition éventuelle de la timidité marque un changement
radical dans le développement du chiot et doit être gérée. (Si les chiots se
montrent timides dès le départ, c’est qu’ils n’ont pas été socialisés
correctement ou que leur timidité est héréditaire. Il faut s’éloigner de
ces chiots car ils peuvent être source de gros problèmes (Qui peut vivre seul
dans le bois ?)).
Si
les Chiens-loups de Saarloos se montrent réservés dans les situations
inhabituelles, il est très important de les ramener encore et encore devant les
mêmes situations pour que le chien apprenne que ce ne sont pas des situations
dangereuses. Dans ces cas, l’attitude du maître est très importante : calme
et déterminé ! EN AUCUN CAS il ne faut le plaindre ou
le caresser ! Cela le ferait
penser que son angoisse était justifiée et ne ferait que la renforcer au lieu
de l’amoindrir.
Une
deuxième phase très importante se prolonge du 3ème au 7ème mois. C’est la
phase Sensible. Au cours de celle-ci on peut à nouveau voir apparaître la
timidité. Il faut savoir que ce que pour beaucoup de chiens d’autres races ne
représente rien d’exceptionnel (ascenseur, voiture, foule, etc.) pour le
Chien-loup de Saarloos l’est et qu’il doit s’y habituer dès son plus
jeune âge. De nombreux chiots Saarloos ont des problèmes avec la voiture (au début :
vomissements, urines, fèces). Plus tard, il ne font « que » baver,
bien que ce soit abondant. (Un Dogue de Bordeaux en serait jaloux !) Quant
à la propreté, les Saarloos ont aussi leur propre vision : cela leur
prend plus longtemps que pour les chiens « normaux » de devenir
propres et parfois ils marquent des endroits bien particuliers de la maison,
surtout, lorsqu’on a plusieurs chiens. L’oreille de cochon déjà mâchée
devient tabou pour les autres, ou
alors, ce sera l’endroit où elle a été mangée.
comportement de plusieurs chiennes adultes, surtout si elles ont déjà eu des
chiots, peut être problématique. Pour
une chienne de cette « pouvoir avoir des chiots » en une grande
promotion dans la hiérarchie ; lorsqu’elle atteignent ce rang elles ne
tolèrent aucune autre chienne de même rang. La plupart du
temps il devient inévitable de séparer les chiennes de manière permanente. En
couple elles se montrent fidèles ; elles n’acceptent pas n’importe
quel mâle. Les chiens n’ont leurs chaleurs qu’une fois par an, la plupart
du temps en hiver. Cependant, les chaleurs peuvent durer plus longtemps que chez
les chiennes « normales ». Aussi chez les mâles la période fertile
est parfois liée à une époque de l’année déterminée. C’est pourquoi
certain projets de croisement entre chiens-loups d’élevages différents ont
parfois échoué.
Envers
les enfants les Chiens-loups de Saarloos sont très patients. Cependant, il faut
garder à l’esprit leur taille et leur force. Avec le tempérament exubérant
qu’ils montrent envers leurs amis ils peuvent mettre à terre un homme adulte.
Seuls
les chiens qui sont restés à l’étape juvénile
jouent encore à l’âge adulte.
Pour les Chiens-loups de Saarloos les jeux les ennuient très vite. Après avoir
été chercher la ba-balle trois fois de suite ils veulent passer à quelque
chose d’intéressant. Pour cela ils se laissent fortement guider par leur
instinct. Leur instinct de chasse très marqué n’est pas à négliger. Et ce
sont des bons chasseurs ! (chats, moutons, sangliers, lapins, etc.) S’ils
sont à plusieurs, ils s’organisent pour chasser en groupe. Il est remarquable
la façon dont ils se repartissent les tâches.
Les Chiens-loups de Saarloos sont, en raison de leurs origines lupines, des chiens à maturation tardive. Les chiennes n’ont leurs premières chaleurs qu’entre 15 et 18 mois, quelques unes pas avant 2 ans. Les chaleurs peuvent durer jusqu’à 6 semaines. Le temps entre deux chaleurs varie souvent entre 10 et 13 mois. Les mâles lèvent la patte souvent à 12 mois pour la première fois. En meute, il se peut qu’un mâle de rang inférieur ne lève jamais la patte.
Malgré
son sang de loup, le Saarloos est un chien et pas un loup. Avec les loups et les
hybrides il est impossible de vivre sans danger. Avec la maturation sexuelle
(2-3 ans), les loups essaient avec beaucoup plus d’ardeur, d’améliorer leur
rang dans la hiérarchie. Chez les Saarloos, les efforts d’ascension dans la
hiérarchie sont aussi peut courant que chez les autres races. Le Chien-loup de
Saarloos n’a absolument rien à voir avec les croisements de loups et les
hybrides qui, de nos jours et malheureusement, sont de plus en plus « à
la mode ». Ainsi, encore et encore, des chiens sont croisés avec des
loups, sans sélection. Le Chien-loup de Saarloos est une race à part entière,
chez qui le caractère joue un rôle essentiel et qui la distingue NETTEMENT du
Chien-loup Tchécoslovaque. Le Chien-loup de Saarloos et le plus gentil des
deux, le Chien-loup
Tchécoslovaque est plutôt le gros à bras et il demande aussi son travail.
Un
point très important est l’hypersensibilité aux médicaments : l’anesthésie
ne doit être administrée à un Chien-loup de Saarloos qu’au moyen d’une
substance appropriée pour animaux sensibles, autrement, on court le risque
qu’il ne se réveille plus. C’est une information que tous les acheteurs de
chiots doivent connaître !!!
Le néophyte a intérêt à se renseigner auprès de plusieurs éleveurs et surtout de propriétaires avant de se décider à adopter un Chien-loup de Saarloos. Ca vaut le coup de les écouter attentivement et de croire leurs « histoires terrifiantes » car elles sont toutes vraies !
Personne ne devrait vendre un tel chien car il est imposant et merveilleux et donc si rare et en plus unique, sans avoir averti le futur propriétaire des problèmes qui l’attendent.
Si
le chien doit rester seul toute la journée, faites-vous plaisir - et surtout
faites plaisir au chien - en renonçant à l’achat de tout chien. Parfois le
plus grand ami du chien est celui qui renonce a en avoir un ! Le chien va
vite s’ennuyer et se trouver des jeux qu’on ne trouvera vraiment pas drôles :
« Quelle chaussure a meilleur goût ? Quel est le remplissage des
coussins du canapé ? Quel est le point de rupture de la ceinture de sécurité
ou de la banquette arrière de la voiture ?, etc. Dans son ennui, le chien
peut vite occasionner des dégâts dont le montant dépasse largement son prix
d’achat.
On
de doit pas non plus oublier, que le Chien-loup de Saarloos doit connaître une
personne à qui on peut le confier lorsque, pour un raison ou pour une autre,
vous n’est pas à même de le garder (Voyage d’affaire, séjour à l’hôpital,
etc.) Ces chiens se laissent rarement approcher par des inconnus.
Aussi,
lorsqu’on possède plus d’un Saarloos, on doit dès le début planifier,
surtout s’il s’agit d’un couple : que fait-on lorsque la chienne aura
ses chaleurs ? Quel chien peut-on confier à quelqu’un d’autre, et cela,
pendant 4 semaines ? Penser qu’on réussira à les séparer tout en
restant à la maison, ne fonctionne presque jamais. Les « témoins »
de ces essais infructueux sont des plus en plus nombreux. Le mâle fera « TOUT »
pour retrouver sa belle et les portes NE SONT PAS un obstacle !!!!
Il
y a eu des chiennes Saarloos qui ont été couvertes avec succès dès le 4ème
/5ème voire 8ème jour !!!! Il faut donc les séparer
à temps si on ne veut pas avoir une descendance incontrôlée. Cependant, la
plupart du temps, elles ne sont couvertes qu’après le 20ème
jour, ce qui différencie clairement ses animaux des chiens « normaux ».
L’élevage de cette race n’est pas simple, car il est rare de trouver un mâle
immédiatement ou « sur commande ». Certains croisements planifiés
sont restés stériles pour plusieurs raisons (les mâles sont également
fertiles uniquement à certaines périodes, virus
de l’herpès, mauvais moment...) Il faut donc se déclarer acheteur très
longtemps à l’avance, période qu’on peut (et qu’on doit !!) mettre
à profit pour mieux connaître la race.
Aussi,
il ne faut surtout pas être un maniaque de l’hygiène. Le poil dur est le
poil qui mue le plus souvent. Et comme le Saarloos a une énorme quantité de
poils, il mue énormément, surtout aux changements de saisons.
L’élevage
de Saarloos demande beaucoup de prudence car ils grandissent vite et prennent
rapidement l’allure d’adulte. Ceci mène souvent leurs propriétaires à
commettre l’erreur qui consiste à surmener le jeune Saarloos (en d’autres
mots, à trop lui demander). Des ballades courtes et des jeux de balle sont
suffisants lors de la première année. Plus tard, on a encore entre 10 et 12
ans pour faire des longues excursions à pied ou à vélo avec son chien. Comme
chien traîneau le Chien-loup de Saarloos n’est que modérément adapté, car
sa corpulence est trop faible. Par contre pour d’autres sports comme la Pulka
scandinave (ski de fond avec le chien) ils sont très bons. Ils sont également
très bons pour l’Agility ou les tournois de sports canins.
Il
est très important que l’acheteur
d’un chiot ait déjà pris contact avec des éleveurs et qu’il est
constaté par lui même les conditions de vie Saarloos : Dans quelles
conditions vivent les chiens ? Où sont élevés les chiots (très
important ! Une pièce isolée dans un sous-sol ou dans un garage ou
simplement une vie toujours dehors de la maison conduisent systématiquement à
une mauvaise socialisation du chiot.) Les chiots doivent avoir l’occasion
d’entrer en contact avec l’environnement : humains, voitures, bruit
ambiant, bruits des appareils ménagers, etc. Un chiot correctement socialisé
s’approche par curiosité et fait même la fête aux étrangers ou
tout au plus, reste dans le coin mais ne part pas se cacher pris de
panique. Si un chiot montre ses symptômes déjà chez l’éleveur, il faut être
prudent.
Malheureusement,
le Chien-loup de Saarloos n’a pas été épargné par les maladies héréditaires,
bien qu’elles ne soient, jusqu’à présent, que des exceptions. La dysplasie
de la hanche n’est heureusement – jusqu’à maintenant – pas un problème
au sein de la population de Saarloos. Le pire qu’on ait constaté étant une
DH-C (Dysplasie Légère : articulations plus ou moins imparfaites, angle
de Norberg-Olsson inférieur à 100°) et cela n’a pas posé pas de problème
aux chiens qui en souffraient.
De
son temps, L. Saarloos s’était limité à piquer les chiens qui montraient
des anomalies et des défauts apparents. De cette façon il était sûr qu’ils
ne seraient pas utilisés pour la reproduction. Cependant, pour ce qui était
des problèmes génétiques de ses chiens, il ne pouvait pas les reconnaître car,
à l’époque, c’était encore un domaine très mal connu.Afin de préserver
la santé de la race en général et celle de chaque animal en particulier,
certains éleveurs de Chiens-loups de Saarloos demandent une « Caution
santé » aux personnes qui leur achètent un chiot. Etant donné que,
souvent, ils n’ont pas la possibilité de contrôler ce qui est d’origine
héréditaire ou de déterminer si le nombre de vecteurs héréditaires et de
vecteurs des caractéristiques de la race a augmenté d’une génération à
l’autre, cette méthode est malheureusement la seule dont ils disposent afin
d’obtenir ces informations si importantes. En effet, la plupart du temps,
l’éleveur n’entend plus du tout parler du nouveau propriétaire du chiot.
Les propriétaires du chiot se voient rembourser cette caution dès qu’ils
communiquent à l’éleveur les résultats des examens
de dysplasie de la hanche et de PRA.
Prix
du chiot : auprès du Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos
(Nederlandse Vereniging van Saarlooswolfhonden)
€
500 (plus le coût de l’adhésion et le coût de la contribution au Fonds du
Chien-loup de
Saarloos - SWH-Fond) ;
en Allemagne € 800 ; en France € 1.200.
Selon
le standard de la race, les couleurs admises sont : Sable ou fauve clair à
foncé charbonné, dit gris de loup ; Sable ou fauve clair à foncé ombré
de marron dit brun de forêt ( Bos bruin) ; de crème blanchâtre (sable)
clair à blanc. Dans le temps, on voyait aussi à côté des gris des
Chiens-loups de Saarloos très foncés, qu’on appelait noirs, beaucoup de
chiens marron et surtout davantage de blancs. Les gris étaient donc
naturellement numériquement les plus représentés. Parfois on avait les trois
couleurs en une seule portée.
Un transmetteur de gènes blancs était le très connu Yro v.d. Kilstroom,
le chien préféré de L. Saarloos. Egalement
Caro v.d. Kilstroom et son fis Oskar ainsi que Urba et Nimrod v.d.
Kilstroom étaient des transmetteurs blancs. Ainsi, jusqu’à récemment, la
couleur blanche était présente, même si s’était rare et uniquement au sein
du Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos. Les chiens nommés ci-dessus
figurent dans pratiquement toutes les généalogies des Chiens-loups de Saarloos. La couleur blanche vient
du Berger Allemand, qui a apporté le gène récessif. (Voir à ce sujet le
« Berger Allemand Blanc ». Celui-ci est souvent appelé le Berger
Allemand Américano-Canadien car il a re-traversé l’Atlantique depuis l’Amérique
du Nord pour atterrir, dans un premier temps, en Suisse. En fait, il ne s’agit
de rien d’autre que d’une variante de couleur récessive héritée du Berger
Allemand. Cependant, la SV e.V. la considère « persona non grata »
et c’est pour cette raison que la race n’est pas reconnue en Allemagne.
Depuis le 1er janvier 2003, la Suisse a pris le patronage de la race
et dorénavant le Berger Allemand Blanc s’appelle officiellement « Berger
Blanc Suisse » - même si, en fait, c’est une race Allemande !!!)
Les Saarloos peuvent avoir un nez de couleur soit
noire, soit foie, c’est-à-dire,
avec ou sans pigmentation noire. Ainsi, des deux derniers Chiens-loups de
Saarloos blancs, l’un avait le nez noir l’autre le nez couleur foie.
Aujourd’hui les choses ont fondamentalement changé.
Il y a beaucoup de Saarloos gris-loup. Les bruns de forêt sont élevés surtout
en Belgique alors que le Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos n’en
encourage pas l’élevage. Donc, actuellement ont voit beaucoup plus de
Chien-loup de Saarloos brun de bois qui ne proviennent pas de la NVSWH... (Voir
ci-dessous).
Effectivement, on ne doit pas croiser des Chiens-loups de Saarloos brun de bois entre eux (Dans les années ’80 on a cependant fait deux combinaison brun x brun en dehors de la NVSWH : Astor x Borrha et Eijke Louba Zwart v. Helmond x Tarno v.d. Kilstroom). Comme les Saarloos brun n’ont pas de pigmentation noire, la perte de pigmentation se perpétue dans l’élevage/race. Le brun se transmet comme gène récessif, c’est-à-dire, que les Saarloos bruns sont homozygotes alors que les gris peuvent être homozygotes ou hétérozygotes. La perte de pigmentation a cependant d’autres conséquences. Lors du développement de l’embryon les cellules de pigmentation et les cellules des organes sont intimement liées, de manière qu’on peut supposer, qu’une perte de la pigmentation peut également avoir des répercussions sur les organes. On peut en trouver un exemple lorsqu’on examine le facteur merle où certains chiens sont sourds et/ou aveugles (en d’autres mots, le facteur merle et un facteur mortel !). Un autre exemple est celui des chat persans avec des yeux bleus qui sont sourds (voir ci-dessous). Aussi, chez les Dalmatiens on trouve souvent des chiens sourds. Cependant, chez certaines autres races blanches rien n’a été constaté en ce sens.
pigmentation blanche est sans équivoque importante pour la protection des
animaux lorsque elle se transmet via le gène W qui domine tous les autres
gènes de couleur et qui peut, par exemple, conduire à la naissance de chats
« purs blancs ». Ces animaux ont souvent, mais pas toujours, des
yeux bleus ou de couleur différente. Ne sont pas concernés les Albinos à qui
manque toute pigmentation (Par ailleurs, jusqu’à maintenant on a constaté
que la plupart des chats blancs sont porteurs du gène W car les alternatives de
croisements n’étaient pas intéressantes pour les éleveurs). La descendance
de ces animaux résulte dans la naissance d’animaux présentant de sérieuses
tares. Celles-ci sont causées par des perturbations du développement
embryonnaire et concernent les yeux et surtout l’ouie interne. (voir ci-dessus).
Le Club Hollandais du Chien-loup de Saarloos ne fait
jamais une combinaison brun x brun. Elle préfère systématiquement le Saarloos gris. Aussi, le
Saarloos blanc n’a plus été utilisé pour la reproduction par la NVSWH. Il a
été considéré comme « produit secondaire ». Apparemment la NVSWH
craignait que ce qu’on vient d’exposer ci-dessus ne concerne aussi le
Chien-loup de Saarloos. Ces craintes sont clairement infondées car le gène
blanc du Saarloos est clairement récessif. De son temps, L. Saarloos croisa de
nombreux chiens-loups blancs entre eux (par exemple, Doni,
Nacha, Wanka (d’une 10ème portée dans laquelle 6 étaient blancs
– Yro x Doni, etc.)
Jusqu’à il y a peu de temps il n’y avait aucun
Chien-loup de Saarloos blanc en vie. Les deux derniers, qui ont vécu au Club
Hollandais du Chien-loup de Saarloos et qui étaient frère et sœur sont morts
en 2000 voire même avant (Tjaary
Twitjana van Asthado). Le dernier Chien-loup de Saarloos – Tagos
Timber van Asthado
(Valimar
(brun) x Helena Storm van Chabony (gris)) est mort en mars 2000.
Cependant, depuis le 12 mars 2003, après de
nombreuses années (depuis 1986) un nouveau chiot blanc est né. Un événement !!!
Il existe à nouveau des Saarloos blancs. Les parents de la chienne sont Ithakin
Itarak Timberley x
Myrthe Megera Timberley et s'appelle Yukawitte
Yosemite Timberley.
Utilisation :
Le Chien-loup de Saarloos n’a pas été élevé en vue d’une prestation de
service déterminée ; il possède des aptitudes qui lui permettent d’être un
chien de compagnie et de famille fidèle et digne de confiance.
Classification F.C.I. :
Groupe
1 Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses).
Section
1 Chiens de berger.
Sans
épreuve de travail.
[]...
Aspect général : Le Chien-loup de Saarloos est un chien de forte constitution dont l’aspect extérieur (conformation, allures, robe) fait penser à un loup. Il est de construction harmonieuse et a des membres assez longs, mais ne donne pas l’impression d’être haut sur pattes. Les différentes caractères sexuels secondaires sont prononcés aussi bien chez les mâles que chez les femelles.
Proportions importantes :Le Chien-loup de Saarloos est plus long que haut. Le rapport entre la longueur du museau et celle du crâne est de 1:1.
Comportement/caractère : Chien vif et débordant d’énergie, de caractère fier et indépendant. Il n’obéit que de sa propre et libre volonté ; il n’est pas soumis. Il est attaché à son maître et digne de confiance au plus haut degré. Envers les étrangers, il est réservé, passablement méfiant. Sa retenue et, dans des situations inconnues, son instinct de fuite semblable à celui du loup sont typiques pour le Chien-loup de Saarloos et devraient être maintenues comme particularités de la race. A l’approche d’un Chien-loup de Saarloos, les étrangers devraient faire preuve d’une certaine compréhension envers le comportement de ce chien, pour sa réserve circonspecte et pour son instinct de fuite, particularités qu’il porte dans son patrimoine héréditaire. Une approche forcée d’un étranger, non souhaitée par le chien, peut avoir pour conséquence que l’instinct de fuite prenne le dessus. Essayer d’empêcher cet instinct de se manifester, par exemple en diminuant la liberté de mouvements du chien par une laisse, peut conduire le chien à se comporter comme s’il avait peur.
Tête : La tête doit dégager une impression lupine et ses dimensions doivent être en harmonie avec le corps. Vue de dessus et de profil, la tête a la forme d’un coin. La ligne qui va du museau à l’arcade zygomatique bien développée est très caractéristique. Avec la forme adéquate et la position des yeux, cette ligne donne l’aspect recherché semblable à celui d’un loup.
Région
crânienne :
Crâne : Il est plat et large ; en ce qui concerne sa largeur, il faut mettre en garde contre une largeur exagérée qui porterait atteinte à sa forme en coin typique. L’os occipital et le pourtour de l’orbite ne doivent pas être trop visibles ; l’arcade sourcilière doit se fondre sans heurt avec le crâne.
Stop : La dépression naso-frontale est peu marquée.
Région faciale
:
Nez : La truffe doit être bien pigmentée ; le museau doit être fort et le chanfrein est droit.
Mâchoires : Les mâchoires supérieure et inférieure, bien développées, présentent une denture solide et un articulé en ciseaux complet, qui n’est acceptable que s’il est bien ajusté.
Lèvres : Bien jointives.
Mâchoire supérieure : En comparaison avec le crâne, la mâchoire supérieure ne doit pas paraître grossière: un museau trop grossier altère la forme typique semblable à celle du loup.
Mâchoire inférieure : Ne doit pas être remarquée.
Yeux : De préférence de couleur jaune, en forme d’amande, placés légèrement obliquement, pas proéminents ni ronds, les paupières étant bien appliquées sur le globe oculaire. L’expression est attentive, réservée il est vrai, mais pas craintive. L’œil est très caractéristique de la race et souligne l’aspect recherché de ressemblance avec le loup. L’expression recherchée n’est obtenue que par un œil de couleur claire. Il faut accorder une grande importance à la couleur, la forme et la bonne position de l’œil. Chez le sujet plus âgé, la couleur jaune de l’œil peut devenir plus foncée, mais le ton jaune d’origine persiste à travers elle. Une prédisposition à la couleur brune est moins recherchée. L’orbite se fond imperceptiblement dans le crâne. Une orbite trop marquée conjointement à une arcade sourcilière accentuée et un stop marqué sont des défauts.
Oreilles : De grandeur moyenne, charnues, triangulaires avec une extrémité arrondie ; leur face interne est couverte de poil. Les oreilles sont attachées à hauteur de l’œil. Elles sont très mobiles et expriment l’humeur et les émotions du chien. Les oreilles trop en pointe et attachées trop haut sont des défauts. Les oreilles attachées trop latéralement altèrent la forme typique de la tête et sont de ce fait moins recherchées.
Cou : Sec et bien musclé ; il se fond en ligne harmonieuse avec le dos ; de même, la ligne de la gorge se fond sans heurt avec le poitrail. En hiver, surtout grâce au poil de saison, le cou peut s’orner d’une belle collerette. Le fanon est minimal et ne frappe pas le regard. Il est caractéristique que, chez le Chien-loup de Saarloos au petit trot, la tête et le cou forment une ligne presque horizontale.
Corps : Le Chien-loup de Saarloos est plus long que haut.
Dos : Droit et fort.
Côtes : Normalement cintrées.
Poitrine : La ligne harmonieuse de la poitrine atteint au maximum le niveau des coudes. Vus de face, le poitrail et l’inter-ars paraissent modérément larges. Il convient d’éviter une région thoracique trop massive, car elle altérerait la silhouette typique qui caractérise ce trotteur-né. La silhouette est plutôt élancée et très semblable à celle du loup.
Ligne du dessous : Tendue et légèrement remontée.
Queue
: Elle est large à sa naissance et abondamment pourvue de poils ; elle
atteint au moins le niveau du jarret. Elle semble attachée un peu bas, fait qui
est souvent accentué par une légère dépression près de l’attache. La
queue est portée légèrement en forme de sabre à presque entièrement droite.
Quand le chien est excité ou au trot, elle peut être portée plus haut.
[...]
Allures
: Le Chien-loup de Saarloos est un trotteur typique et endurant aisément
capable de franchir de longues distances à sa cadence particulière. Son allure
naturelle ne le fatigue guère et rappelle celle du loup. Il se distingue
d’autres races par son allure légère très spécifique. Le bon déroulement
des mouvements dépend fortement de différents détails de construction
corporelle ; avant toute chose, ce sont les angulations entre les différents
membres qui exercent la plus forte influence. Au trot franc et dégagé, le
Chien-loup de Saarloos porte la tête et le cou presque horizontalement ;
c’est alors que la position des yeux et la forme cunéiforme de la tête sont
caractéristiques. Au trot soutenu, allure typique de la race, le chien ne présente
pas une allonge exagérée ; tout comme une poussée trop forte, une allonge
exagérée déformerait l’allure typique et légère qui est un modèle idéal
de mouvement économe en énergie.
Robe :
Poil : Le pelage est
différent en été et en hiver. En hiver, c’est généralement le sous-poil
qui est prédominant ; avec le poil de couverture il forme une fourrure
abondante qui couvre tout le corps et dessine autour du cou une collerette bien
définie. En été, c’est le poil de couverture qui prédomine sur tout le
corps. Des différences de température en automne et en hiver peuvent exercer
une grande influence sur le sous-poil ; mais la prédisposition à former du
sous-poil doit au moins être présente. Il faut que le ventre, la face interne
des cuisses et aussi le scrotum soient recouverts de poil.
Couleur :
Les couleurs admises sont :
•
Sable ou fauve clair à foncé charbonné, dit gris de loup.
•
Sable ou fauve clair à foncé ombré de marron, dit brun de bois (Bos bruin).
•
De crème blanchâtre (sable) clair à blanc.
La
pigmentation de la truffe, du bord des paupières, des lèvres et des ongles
doit être noire chez le Chien-loup de Saarloos gris de loup ou blanc, couleur
foie chez le sujet «brun de forêt » ou blanc-crème. Le poil de toute la
région inférieure du corps, à la face interne des extrémités et dans la région
postérieure des culottes est de couleur claire. A la face externe des membres,
aussi bien le sujet gris de loup que le sujet « brun de forêt » présentent
un poil de couleur foncée. Ils devraient aussi avoir un masque qui souligne
l’expression.
Taille :
La hauteur du garrot chez les Chiens-loups de
Saarloos varie selon le sexe
pour
les mâles de 65 à 75 cm,
pour
les femelles de 60 à 70 cm.
De
légers écarts vers le haut sont admis.
Défauts :
Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut
qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.
Tête :
•
Œil trop rond, yeux proéminents.
•
Orbite trop fortement accentuée, avec les sourcils qui ne se fondent pas en
ligne harmonieuse avec le crâne, ce qui va avec un stop marqué et des yeux
trop ronds.
•
Oreilles attachées trop haut ou/et oreilles pointues.
•
Oreilles trop écartées.
Corps :
Trop
descendu, trop court.
Queue :
•
Queue enroulée.
•
Queue portée sur le dos.
Membres :
Ossature
des membres trop grossière.
Robe :
•
Les couleurs trop peu intenses sont moins recherchées.
•
Mauvaise répartition des poils foncés avec formation d’une selle noire.
Défauts éliminatoires :
•
Toute forme d’agressivité.
•
Couleurs autres que les couleurs admises.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules
d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum.
Remarque
:
Dans le Standard, le
nom de la race s’écrit Saarlooswolfhond
depuis 1993, avant cette date elle s’écrivait Saarloos Wolfhond. En français,
le nom de la race a été traduit par Chien-loup de Saarloos. Au pluriel, ça
donne Chiens-loups de Saarloos (avec s à chien et s à loup). Voici la règle :
nom+nom (chou-fleur, timbre-poste) => pluriel : les deux noms prennent la
marque du pluriel s'ils sont juxtaposés (des choux-fleurs) ; en revanche, si un
nom à une fonction de complément par rapport à l'autre, il ne prend pas la
marque du pluriel (un timbre-poste = un timbre pour la poste => des
timbres-poste).
Pour finir avec cette
page grammaticale, vous remarquerez que « loup » dans « Chien-loup »
ne prend pas de majuscule !
![]()
Pour en savoir plus au sujet de ma chienne Garou
Loup et l’APR (Atrophie Progressive de la Retine)
ou PRA ICI
On
me reproche sporadiquement de présenter la race de manière trop négative. A
ce propos, je souhaiterai préciser que j’ai appris à bien connaître la race
au cours de ces onze dernières années (depuis 1992). J’ai eu occasion de
voir et de vivre près de 250 Chiens-loups de Saarloos (et ils sont toujours
plus nombreux). Il y a eu, et il y aura toujours, des exceptions qu’on pourra
opposer à ma description, même Garou était différent... !!! Et ,
heureusement, avec chaque nouvelle génération on voit de plus en plus de
Saarloos qui deviennent « moins
compliqués ». Par exemple, la timidité, qui est héréditaire, diminue
de plus en plus au fur et à mesure qu’on s’éloigne du dernier croisement
de loup dans le pedigree du chiot. Aussi, nous pouvons dire que les mâles en général
(là aussi on trouve de nombreuses exceptions !!!) deviennent plus simples
à gérer, moins actifs. Et ce sont justement ces propriétaires là qui sont
d’avis que le Saarloos est un chien comme un autre. Ces gens ne connaissent
que leur(s) propre(s) et quelques autres Saarloos, mais en aucun cas une grande
quantité... Un éleveur a souvent une un regard complètement différent de
celui du « propriétaire de chien lambda ». Un éleveur est prêt à
encaisser beaucoup de choses qu’un propriétaire « normal » ne
veut ou ne peut pas accepter.
Et
ils passent aussi souvent sous silence que leur toutou a également traqué et
tué des chats ainsi que dévasté pas mal de choses à la maison.... La grande
majorité des propriétaires de chiens-loups on chez eux une enceinte bien clôturée
ou du moins un chenil ou le chien peut rester, lorsqu’il n’y a personne à
la maison. Et ça aussi est nécessaire ; je ne peux que conseiller à tout
futur propriétaire de chien-loup, de construire une enceinte à toute épreuve.
Ca simplifie énormément la possession d’un Saarloos. Mais il ne faut pas
oublier que le chien doit toujours participer à la vie de famille et ne pas être
tout le temps enfermé dans l’enceinte.
Malgré
tout, il y a toujours des Saarloos qui deviennent « plus compliqués ».
Mais seulement, lorsque l’intéressé est au courant, que cela PEUT arriver,
que son futur ami PEUT se révéler être « problématique »
lorsqu’il grandit, et qu’il l’accepte – alors seulement – les deux
seront heureux. En aucun cas je souhaiterai ne devienne un chien à la mode –
et ça risque d’arriver ! Cela a toujours été un Désastre pour
n’importe quelle race. Il faut bien réfléchir à tout ceci AVANT de se
procurer un Chien-loup de Saarloos ! Je le suggère fortement.
A
ce propos je vous suggérer de lire la déclaration de Andrea
Wahl ...
Aussi,
il faut également préciser, que les caractéristiques citées ci-dessus
s’appliquent au Chien-loup de Saarloos de RACE PURE. En attendant, on voit de
plus en plus de « mélangé » Saarloos qui officiellement sont présentés
d’après leur pedigree comme des Chiens-loups de Saarloos. A ce propos, je ne
souhaite pas me prononcer sur le fait d’estimer s’il est bien ou s’il
n’est pas que plusieurs fois du « sang neuf » de Chien-loup Tchécoslovaque
ait été illégalement utilisé dans les croisements. Certains propriétaires
ce sont sûrement demandés pourquoi leur « Saarloos » était différent
des autres, peut-être moins compliqué, peut-être plus sauvage, peut-être un
peu agressif envers d’autres chiens ou envers des humains/enfants, pourquoi il
y a de plus en plus de Saarloos bruns, qui n’ont pas la « même tête »
que les autres, justement différente de celle qu’ils ont lu sur les Saarloos....
Le
gens qui cherchent un chien ce n’est pas mon souci. Mon seul souci est de
m’assurer que le Chien-loup de Saarloos trouve un
propriétaire approprié. J’espère m’avoir bien fait comprendre. Cela est
souvent difficile sur le web.
Contacts:
·
Club
Hollandais du Chien-loup de Saarloos
Secrétariat:
G.R. Mast
Keurnotenlaan
2
NL-9451
JB Rolde
Pays
Bas
Tel. +31 (0) 592-248646
Fax.
0031 (0) 592-248041
Monsieur
Guy JENNY
24,
rue du Thérain
F-60220 Canny sur Thérain
· VDH
Westfalendamm174
D-44141 Dortmund
Téléphone. + 49 (0) 231/ 565 00-0
Copyright © by Claudia Schröder en Octobre 1999/2001/2002/2003/2004 de saarlooswolfhund de
Copyright © by
Octobre 1999 / 2000 / étendu en Août 2001 / 2002 / 2003
Tous droits réservés.
dernière mise à
jour : 07.02.2004